Retour

Sherbrooke : salle comble pour le collectif Faut qu'on se parle

Quatre cents personnes ont répondu à l'appel de Gabriel Nadeau-Dubois et sa bande pour participer à la consultation de l'initiative politique Faut qu'on se parle, mardi soir au Théâtre Granada de Sherbrooke.

Un texte de Carl Marchand

« C'est notre troisième consultation et c'est la troisième salle comble », a lancé d'entrée de jeu Gabriel Nadeau-Dubois, sous les applaudissements de la foule. C'est un message à tous les cyniques qui disent que ça ne sert à rien de parler de politique. »

La soirée s'est séparée en deux parties. La première a permis aux participants de proposer des idées en petits groupes de travail.

En matière d'éducation, la gratuité scolaire associée à un service civil, le revenu minimum garanti pour les étudiants et l'abolition des subventions aux écoles privées font partie des suggestions faites par l'assemblée.

La proposition d'imposer une loi contre l'obsolescence programmée à soulevé l'enthousiasme de la foule. « Ce n'est pas utopique ni irréaliste, ça existe déjà ailleurs dans le monde », a opiné Gabriel Nadeau-Dubois.

Sur les questions de démocratie, les participants ont notamment proposé l'instauration d'un scrutin proportionnel, d'un vote de confiance à l'endroit des élus à mi-mandat et la réduction de la durée des mandats.

Dans une deuxième partie, les participants ont pu présenter d'autres idées en discussion ouverte.

Des propositions concrètes à l'hiver

Les suggestions faites seront traitées par l'équipe de Faut qu'on se parle. Le regroupement affirme que 230 assemblées de cuisine sont prévues cet automne, dont 60 % à l'extérieur de la région de Montréal.

L'objectif est d'arriver à formuler une vingtaine de proposition audacieuses l'hiver prochain, a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois en fin d'assemblée.

Plus d'articles