Plusieurs rassemblements se sont déroulés à travers le monde, samedi, en geste de solidarité envers les Français. À Sherbrooke, deux événements se sont déroulés au cours de la journée pour démontrer l'appui des citoyens, à la suite des attentats de Paris.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Le consul honoraire de France en Estrie, François Gitzhofer, a été autorisé exceptionnellement à avoir accès aux coordonnées des 1500 Français établis dans la région pour les inviter à se rassembler devant le pavillon Armand-Nadeau, au lac des Nations. Ils ont été nombreux à répondre à l'invitation.

« Je pense qu'à peu près toutes les personnes auxquelles j'ai parlé, y compris ma famille, n'en reviennent pas. C'est la stupéfaction, l'incrédulité, c'est incroyable », a mentionné le consul, ému.

Les gens sur place semblaient visiblement ébranlés par les événements survenus dans la capitale française. Certains avaient apporté des fleurs, et tous ont observé une minute de silence, en mémoire des victimes des attentats.

Le Parisien d'origine, Anthony, tenait à être présent. « Ça aurait pu être nous. Ce sont des quartiers qu'on fréquentait. Ça aurait pu être notre famille, aussi ».

Les personnes présentes ont également entamé La Marseillaise, hymne national français. Un moment émouvant, important pour ces Français. « Des gens se sont battus pour La Marseillaise. Ce sont nos valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ce n'est pas facile, on est encore bien ému », a expliqué David, un Français résidant à Sherbrooke.

Rassemblement devant l'Hôtel de Ville

Un autre rassemblement s'est déroulé en soirée devant l'Hôtel de Ville de Sherbrooke.

L'initiative a été lancée par une Française établie au Canada depuis 30 ans, Chrystelle Jeanne Pasquet. Plus d'une centaine de personnes ont répondu à son invitation envoyée dans les médias sociaux.

Plus qu'un signe de solidarité, Mme Pasquet estime qu'il s'agit d'un appel à un monde plus pacifique.

« Personne n'est à l'abri nulle part. Il ne faut pas qu'on fasse attention, mais la paix, ça commence avec notre voisin, nos cousins. Mais on ne fait pas trop attention à ça, parce qu'on est habitué d'avoir la paix ici. C'est rendu que, finalement, peu importe où on habite, la paix est incertaine », a-t-elle expliqué.

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