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Sommés de quitter l'Expo de Saint-Hyacinthe, des sympathisants des Hells Angels interceptés en direction de Sherbrooke

La Sûreté du Québec a intercepté mercredi le camion qui a servi de kiosque aux sympathisants des Hells Angels à l'Exposition agricole de Saint-Hyacinthe. L'intervention policière s'est déroulée sur l'autoroute 55 à la hauteur de Bromptonville, quelques heures seulement après l'expulsion des tenanciers par l'organisation de l'Expo.

« Le patrouilleur a constaté que le véhicule n'avait pas le droit de circuler, dans le sens où il était remisé au niveau des fichiers de la SAAQ », explique Aurélie Guindon, porte-parole pour la Sûreté du Québec en Estrie. 

« Le véhicule a été remisé et le conducteur a reçu un constat d'infraction pour avoir remis en circulation un véhicule qui n'avait pas le droit de circuler. C'est une amende de 300 $ plus les frais. Il y aura également un constat d'infraction qui sera remis au propriétaire du véhicule », précise-t-elle.

Kiosque démantelé

Le kiosque de sympathisants des Hells Angels installé à l'Exposition agricole et agroalimentaire de Saint-Hyacinthe a été démantelé mercredi matin à la demande des organisateurs de l'événement. Des vêtements et accessoires à l'effigie de « Support 81 » y étaient vendus, ces deux chiffres étant une référence à la huitième et à la première lettre de l'alphabet, le H et le A.

« Le comité de l'Expo agricole de Saint-Hyacinthe nous oblige à quitter les lieux dû aux nombreux articles sur notre présence à cet événement », a-t-on pu lire sur la page Facebook de Support 81 Montréal, en fin d'avant-midi. « Nous tenons à remercier tous les supporteurs d'être venus nous voir et sommes désolés de la situation. »

L'organisation derrière l'Expo agricole a tenu de son côté à se faire rassurante. Elle assure avoir « pris les mesures nécessaires pour répondre aux craintes du public. De ce fait, l'Expo se dissocie de quelconque association avec des groupes criminalisés et/ou prônant la violence ».

« Ça n'a pas de sens »

Le député de Rivière-du-Nord, Rhéal Fortin, croit que ce genre de situation prouve la « pertinence » du projet de loi déposé par le Bloc québécois en avril dernier, qui vise à rendre illégal le port d'emblèmes de groupes criminels.

Le projet de loi, s'il est adopté, autoriserait également le ministre de la Sécurité publique à dresser une liste des organisations criminelles reconnues par le Canada, comme Ottawa le fait actuellement pour les organisations terroristes.

Une telle liste permettrait également, selon le député, de raccourcir la durée des procès des membres des organisations criminelles puisqu'on n'aurait « qu'à prouver son appartenance à cette organisation », plutôt que de commencer par prouver qu'il s'agit bel et bien d'une organisation criminelle.

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