Retour

« Son rétablissement, je n'y ai jamais cru et j'y crois pas encore », dit le beau-frère de Pascal Morin 

Même s'il a constaté une légère amélioration dans l'état de Pascal Morin, Francis Fillion, le père des deux fillettes tuées en 2012, craint encore le jour où son beau-frère retrouvera une liberté totale.

« J'ai constaté qu'il était plus stable que les autres années. Il avait un discours un petit peu plus cohérent. On voyait qu'il s'était amélioré par rapport aux autres années », raconte-t-il.

Mercredi, Pascal Morin, déclaré non criminellement responsable de ses actes pour troubles mentaux, était de retour devant la Commission d'examen des troubles mentaux à l'occasion de la révision annuelle de son dossier. Il a été autorisé à passer une nuit par semaine en unité sécuritaire à la Maison Saint-Georges. Au début de l'an prochain, il devrait y passer cinq nuits. 

Francis Fillion était présent pendant l'audience. Selon lui, toutefois, ces améliorations sont loin de laisser présager un éventuel rétablissement. 

« Son rétablissement, je n'y ai jamais cru et je ne le crois pas encore. Qu'il s'améliore, qu'il soit capable de gagner certains acquis, oui, mais fonctionner tout seul dans la société demain matin, non », soutient-il. 

Selon son médecin traitant et son avocat, Pascal Morin a fait des progrès importants au cours de la dernière année. Il est sobre depuis plus d'un an et a entrepris une thérapie sur le deuil.

La perspective qu'il puisse un jour recouvrer la liberté inquiète cependant M. Fillion. 

« C'est tout le temps l'inquiétude par rapport à ça, mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse? La société en a décidé ainsi. Il faut vivre avec. On va essayer de faire du mieux qu'on peut », soupire-t-il. 

En avril 2012, Pascal Morin a assassiné sa mère et deux de ses nièces à Saint-Romain. 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un tsunami de glace sème la panique!





Rabais de la semaine