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Soulagement à Granby après les millions annoncés pour la Route verte

Les élus de la région de Granby applaudissent la décision de réinvestir dans l'entretien de la Route verte. Dans le budget présenté jeudi, Québec a réservé un montant de 10,5 millions de dollars sur cinq ans pour le réseau cyclable.

Pour la Ville de Granby, à l'origine d'un mouvement de mobilisation lancé en appui à Vélo-Québec en 2015, cette annonce est une victoire. 

« C'est une longue bataille. Les gens de Granby peuvent être fiers parce que ce sont des bénévoles de quartier qui sont venus me voir pour être porte-parole de ce dossier », se réjouit le maire de Granby et préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Pascal Bonin.

« Ensuite, Équiterre nous a joints et on a fait une résolution [...] qui a circulé dans plus de 300 municipalités et MRC à travers le Québec », poursuit-il. 

Pour lui, la Route verte est une façon de promouvoir la santé auprès de la population, mais aussi la santé économique de la région. 

Le préfet de la MRC d'Arthabaska a joint sa voix à celle du maire de Granby.

« En tenant compte de ce qui a été coupé et ce dont on a besoin, je pense qu'on nous a écoutés », estime Lionel Fréchette.

Depuis novembre 2014, les municipalités devaient assumer seules l'entretien des 5000 km de pistes cyclables alors que Québec en finançait auparavant 50 %.

Dans la MRC d'Arthabaska, les compressions pour les 77 km du parc Linéaire des Bois-Francs étaient évaluées à 115 000 $.

Les craintes sont levées 

Sans l'annonce de Québec, le maire de Granby croit que la Route verte aurait fini par être sectionnée.

« Il y avait des plus petites municipalités qui n'avaient plus les moyens de l'entretenir », précise-t-il. 

La directrice générale de Vélo-Québec, Lucie Lanteigne, est également rassurée.

« Au-delà du soutien financier, c'est tout le rôle de leadership du gouvernement. On revient à dire : "le gouvernement est là, on appuie, on croit en ce projet-là". C'est un projet qui est de niveau national. C'est sûr que le retrait, ce que ça faisait, c'est que ça ralentissait cet investissement-là », soutient-elle.

Elle ajoute que le réinvestissement de Québec redonnera une certaine « rigueur » aux intervenants, qui ont pour mandat d'entretenir un réseau qui a 20 ans d'existence.

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