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Souvenirs douloureux pour d'anciens joueurs des Castors de Sherbrooke

Le tragédie de Humboldt, qui a coûté la vie à 15 membres des Broncos, fait revivre de douloureux souvenirs à d'anciens joueurs des Castors juniors de Sherbrooke. Le 24 novembre 1974, l'autobus qui transportait l'équipe à Chicoutimi fait une embardée dans le parc des Laurentides en raison du mauvais temps. L'un des joueurs, Gaétan Paradis perd la vie.

À l'époque, Daniel Chicoine est un des coéquipiers de Gaétan Paradis. La tragédie des Broncos le touche particulièrement. « C'est certain que c'est un évènement qui n'est pas comparable aux Castors quand on regarde le nombre de victimes, mais quand même, ça nous fait penser à ces moments-là qu'on a vécus. »

Impossible aussi pour celui qui a été directeur général de l'équipe des Castors en 1974, Georges Guilbault, de rester insensible au drame que vit la communauté de Humboldt. « Je vis comme si j'avais perdu quelqu'un de très cher. Pourtant, je ne les connaissais pas. Tous mes anciens joueurs qui m'appellent ont la larme à l'oeil. C'est triste. Je ne sais pas comment ils vont réellement faire. »

Un rocher empêche l'autobus des Castors de Sherbrooke de descendre plus loin dans le ravin. « C'est évident que s'il n'y avait pas eu cet obstacle-là, il y aurait eu plusieurs morts et ça aurait été encore plus catastrophique », ajoute monsieur Guilbault.

En 1974, le Sherbrookois Serge Gauthier a 15 ans. Amateur de hockey, il collectionne toutes les photos en lien avec l'accident. Des décennies plus tard, il croit que l'accident des Castors a nui à la carrière de certains joueurs, dont Fernand Leblanc. « Il a perdu presque deux ans de hockey. Il s'est retrouvé dans la Ligue américaine. Il a joué un petit peu avec les Red Wings, mais avec le talent qu'il avait dans le junior, selon moi, il aurait eu une belle carrière. »

L'esprit d'équipe des Castors permet aux joueurs et aux personnels de surmonter cette épreuve, en se rendant même jusqu'à la Coupe Memorial.

« On avait vraiment de bons spectateurs. On était une famille. On s'est aperçu après qu'on est devenu des frères. Il y a des évènements qui se sont passés. Par la suite, on est devenu presque des intouchables », ajoute avec de l'émotion dans la voix, Daniel Chicoine, qui offre toute sa sympathie à l'entourage des Broncos.

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