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Sudation mortelle : les accusés condamnés à la prison

Le tribunal a rendu son jugement vendredi dans le dossier de la mort de Chantal Lavigne, 35 ans, qui a perdu la vie alors qu'elle participait à un séminaire de développement personnel dans une maison de Durham-Sud, dans le Centre-du-Québec. Gabrielle Fréchette écope de trois ans de prison. Les deux autres accusés au dossier, Gérald Fontaine et Ginette Duclos, reçoivent une peine de deux ans de prison.

La peine est bien accueillie par les proches de la victime, dont son père. 

Les accusés avaient été reconnus coupables il y a plus d'un an, en décembre 2014. La juge Hélène Fabi a déclaré que la cour ne croyait pas leur défense et que cette expérience de sudation avait été réalisée dans des conditions extrêmement dangereuses. Elle a également qualifié les trois accusés d'« insouciants ».

La défense réclamait des condamnations avec sursis et des travaux communautaires, ce qui n'a pas été retenu.

Fréchette, Fontaine et Duclos étaient les organisateurs du séminaire « Mourir en conscience », au cours duquel une dizaine de participants recevaient des traitements et des soins énergétiques dans un établissement de Durham-Sud appelé Reine-de-la-Paix.

L'un des traitements consistait à s'enduire de boue, à s'envelopper d'une pellicule de plastique et à se recouvrir la tête d'une boîte de carton. Cette activité de sudation avait pour but d'éliminer les toxines du corps. C'est lors de ce traitement que Chantal Lavigne a trouvé la mort. « Dans les conditions où [Mme Lavigne] est décédée, on peut dire qu'elle est morte cuite », avait affirmé le coroner et urgentologue Gilles Sainton dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

Chantal Lavigne était adepte d'un groupe de développement personnel depuis plusieurs années. Elle suivait un nombre considérable de cours. « C'était une semaine par mois au début, deux semaines par mois, trois semaines par mois. [...] Ça a chamboulé toute notre façon de vivre au complet », avait raconté le mari de Mme Lavigne, Patrick Naud.

Les coaccusés avaient également été reconnus coupables de négligence criminelle ayant causé des lésions à l'égard de Julie Théberge, une autre participante du séminaire.

Procédures

Les procédures dans ce dossier ne sont toutefois pas terminées. La Cour d'appel a ordonné la remise en liberté de Gabrielle Fréchette vendredi après-midi, deux heures après le prononcé de la peine, en attendant que l'appel sur le verdict de culpabilité soit entendu.

Une même equête de remise en liberté pour les deux autres accusés sera entendue dans la semaine du 1er février. 

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