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Sursis pour les élèves de la Source-Vive, à Ascot Corner

Le sort de la cinquantaine d'élèves d'Ascot Corner menacés d'un déménagement vers Stoke, faute d'espace à l'école primaire de la Source-Vive, repose maintenant entre les mains du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES).

Un texte de Charles Beaudoin

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a résolu mardi soir de reporter la modification des territoires d'appartenance des écoles primaires de la Source-Vive et Notre-Dame-des-Champs, à Stoke, au 19 juin prochain. Si la demande d'agrandissement de l'école de la Source-Vive est autorisée par le MEES d'ici cette date, des moyens seront plutôt mis en place par l'établissement pour permettre la cohabitation des élèves, comme l'ajout d'une quinzième classe. L'école devrait normalement en compter au maximum 13.

« Si on a une réponse avant le 19 juin, on va faire ce local-là pour recevoir les gens même si on sait que ce n'est peut-être pas la façon optimale pour les services à l'école », a souligné le président de la CSRS, Gilles Normand.

Ce dernier a qualifié la mesure « d'exceptionnelle ». L’augmentation démographique sur le territoire de Sherbrooke fait en sorte que cette école devrait accueillir 37 nouveaux élèves au cours des cinq prochaines années, dont 18 l’an prochain. L’établissement d’Ascot Corner fait cependant déjà face à une surpopulation entre ses murs.

« Il n'y a pas de garantie, c'est pour ça qu'on met justement cette condition du 19 juin, parce qu'on nous a dit que des annonces se feraient au printemps. Allons-y avec les annonces, et si ça se réalise, alors tant mieux. Là, il nous reste l'étape de supporter l'accroissement de jeunes pour un an dans l'école. Quand la construction va être faite, on va avoir réglé tous les problèmes. »

Au tour de Québec d'être « talonné »

Une vingtaine d'enseignants et de parents d'élèves de la Source-Vive qui était présents ont applaudi chaleureusement le conseil des commissaires après qu'il eut endossé la résolution à l'unanimité.

« Je suis vraiment contente qu'on ait pris le temps d'écouter nos arguments, qu'on ait pris le temps de prendre en considération nos points de vue et qu'on ait revu la situation. Ça, pour moi, c'est un sentiment de satisfaction à son meilleur », s'est réjouie Fannie Brunelle, membre-parent du conseil d’établissement.

Il est déjà attendu qu'une décision doit être rendue vers juin par le MEES au sujet de la demande d’agrandissement qui prévoit notamment l’ajout de quatre classes. Parents et enseignants feront maintenant pression auprès de Québec pour que celle-ci soit positive.

« On va talonner le député pour s'assurer qu'on puisse avoir l'agrandissement qu'on a demandé. On a donné beaucoup d'efforts pour la commission scolaire. Maintenant, ça va être pour le député pour s'assurer que l'agrandissement ait lieu, sinon nos enfants vont aller à Stoke », résume Fannie Brunelle.

La mairesse d'Ascot Corner, Nathalie Bresse, estime à « 99,999 % » les chances d'obtenir une réponse favorable du ministre de l'Éducation, André Bolduc, d'ici le 19 juin.

« Je ne verrais vraiment pas ce qui ferait qu'on n'aurait pas l'agrandissement, insiste Mme Bresse. Pour moi, on s'en va vers l'agrandissement. À la municipalité, on a offert à la commission scolaire du terrain pour agrandir l'école, alors on va s'asseoir avec eux pour savoir ce dont elle a besoin. »

S'ils sont autorisés, les travaux d'agrandissements commenceraient à l'été 2019.

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