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Surveiller les ruches à distance : l'informatique au secours des apiculteurs

Des étudiants en Technologie de systèmes ordinés du Cégep de Sherbrooke ont conçu un appareil qui permet de surveiller des ruches à distance. Le système de télésurveillance transmet en temps réel des données sur les abeilles. À terme, leur invention permettrait aussi de localiser les ruches, parfois ciblées par des voleurs.

Un texte de René Cochaux

Le système développé par ces étudiants évite aux apiculteurs de devoir se déplacer pour peser et observer leurs ruches. Ceux-ci peuvent analyser différentes mesures qui apparaissent sur leur écran d'ordinateur, comme le poids des ruches et leur température.

Le poids permet de déterminer la quantité de miel produite dans chaque ruche. L'application mise au point par les élèves indique aussi sa température. Grâce à cela, les apiculteurs ont une meilleure idée de l'état de santé de leurs abeilles.

Émmanuel Lambert et Samuel Delage pensent ajouter un GPS à leur système pour contrer les vols de ruches. Ils ont été apostrophés par le récent vol des ruches de Miel Labonté de Victoriaville. Ils ont commencé à élaborer un module à cette fin.

Émmanuel Lambert travaille depuis l'âge de 14 ans pour un apiculteur et c'est durant ses travaux d'été qu'il a constaté le besoin. Il estime que les producteurs de miel sauveront beaucoup d'argent s'ils ont recours à leur invention. Il cite l'exemple du propriétaire de la Miellerie Lambert qui part de Montréal pour peser ses ruches situées à Wotton. Chaque aller-retour lui coûte de 150 $ à 200 $.

Des investisseurs ont signifié leur intérêt à travailler avec les élèves du Cégep de Sherbrooke en Technologie de systèmes ordinés. Samuel et Émmanuel songent sérieusement à commercialiser leurs modules.

Trop cher, dit une apicultrice

L'idée est bienvenue dans l'industrie. Cependant, certains ont des réticences. Au premier chef : le coût, soit environ 500 $ pour quatre ruches. « Les gros producteurs pourront se fier à ce système-là, peut-être qu'ils pourront faire des économies », affirme Carole Huppé, propriétaire de Lune de Miel à Stoke et de 400 ruches.

« Je préfère faire une vérification régulière aux quinze jours », conclut-elle.

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