La militante pour que l'accès à l'aide médicale à mourir soit accessible dans toutes les unités et maisons de soins palliatifs, Suzanne Nadeau-Whissell, est décédée lundi matin.

Atteinte de la sclérose latérale amyotrophique, Mme Nadeau-Whissell avait, à de nombreuses reprises, pris publiquement position pour que les gens, peu importe leur maladie et condition, aient droit à des soins palliatifs de qualité tant en milieu hospitalier quand maisons d'hébergement. Par exemple, elle dénonçait le fait que la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke n'accueille que des personnes atteintes de cancer en fin de vie.

Auparavant, elle avait milité pour que l'aide médicale à mourir soit accessible au Québec.

Le 18 novembre dernier, l'ancienne infirmière a annoncé sur son blogue qu'elle avait fait une demande officielle d'aide médicale à mourir. « Depuis plusieurs mois, mes projets sont devenus graduellement inexistants. J'avais encore le "vouloir", mais de moins en moins le "pouvoir". Physiquement, je changeais. Mon endurance s'est effritée. Psychologiquement, j'aurais pu m'abandonner à la dépression, mais j'ai fait face à la réalité avec l'aide de mes supporteurs omniprésents dans ma vie. Depuis quelque temps, je vivote. Ce n'est pas la vie que je désire. Je souffre de plus en plus de la douleur physique et psychologique qui accompagne la maladie. C'est intolérable. Derrière mon sourire, la raison d'être n'y est plus. Alors, pas question de continuer. Ma décision est prise. J'ai demandé l'aide médicale à mourir. Ce sera pour très bientôt. »

C'est finalement lundi matin que le souhait de Mme Nadeau-Whissell a été exaucé.

Mme Nadeau-Whissell laisse dans le deuil son mari, trois enfants et deux petits-enfants.

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