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Thomas Harding a déplacé des wagons lors de l’explosion

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013, le mécanicien de locomotive Thomas Harding a enfilé un habit de pompier pour déplacer des wagons du convoi impliqué dans la tragédie ferroviaire. À la demande des pompiers de Lac-Mégantic, il a détaché une dizaine de wagons de la queue du train.

Le directeur d’entretien de la voie à la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA), Daniel Aubé, est le 23e témoin entendu au procès des trois anciens employés de la compagnie accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes. Il a commencé son témoignage lundi matin au palais de justice de Sherbrooke.

Ce dernier a raconté avoir reçu un appel du contrôleur de la circulation ferroviaire (CCF), Richard Labrie, vers 1 h 30. Il l’avisait qu’un feu était en cours au centre-ville de Lac-Mégantic. Daniel Aubé a immédiatement pris la route pour se rendre sur les lieux de l’accident. Il est arrivé vers 3 h.

« C’est là que les pompiers de [Lac-] Mégantic sont venus me voir pour que j’aille les rejoindre dans leur autobus. Ils m’ont offert de mettre un équipement de pompier pour enlever les derniers wagons qui étaient derrière le train. Il restait une dizaine de wagons sur la voie ferrée, la queue du train finalement. [...] Je suis allé rejoindre Tom Harding, j’ai demandé s’il pouvait mettre le suit et aller avec les employés de Tafisa. C’est lui qui était le mieux formé pour déplacer les wagons », a-t-il expliqué.

Les employés de l’usine Tafisa ont pris part à l’opération parce que l’entreprise détient un « mobile qui va sur la route et sur le rail » permettant de déplacer des wagons. Thomas Harding leur a donné un coup de main.

Le témoin prévenu de l’incendie dans la locomotive 5017 à Nantes

Moins de deux heures avant le déraillement, Daniel Aubé a été avisé par les pompiers de Nantes qu’un incendie était survenu dans la locomotive de tête du convoi de pétrole brut qu’avait conduit à Nantes Thomas Harding le 5 juillet 2013.

« J’ai eu un premier appel des pompiers de Nantes. Il était 23 h 50, plus ou moins. Les pompiers me disent qu’ils ont éteint un feu dans la cheminée d’une locomotive. [...] Je dis que je vais appeler de CCF à Farnham. J’ai appelé M. Richard Labrie pour voir s’il était au courant. Il me répond que oui, que les pompiers avaient communiqué avec lui. »

Les deux hommes ont alors discuté de l’employé de la MMA qu’ils pourraient dépêcher au train à Nantes pour « vérifier si tout était correct, si tout était sous contrôle ». Le contremaître Jean-Noël Busque s’est rendu sur place.

Le contre-interrogatoire de Daniel Aubé se poursuit en après-midi.

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