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Tragédie de Lac-Mégantic : l'enquêteur principal de la SQ témoigne

L'enquêteur de la Sûreté du Québec Mathieu Bouchard poursuit son témoignage au palais de justice de Sherbrooke. Il avait d'abord le mandat de fouiller les bureaux de la MMA à Farnham pour y saisir des documents. Dès la fin du mois d'août 2013, il est devenu l'enquêteur principal chargé de faire la lumière sur les causes de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic.

Un texte de Marie-Hélène Rousseau

31 témoins rencontrés aux États-Unis

Mathieu Bouchard s’est rendu au moins à quatre reprises aux États-Unis pour rencontrer des témoins, dont des dirigeants de la MMA. « Pour nous, la priorité était d’avoir la vérité sur cette tragédie et aucun effort n’a été négligé. Nous avons rencontré 31 employés américains pour connaître la culture de l’entreprise. »

Certains témoins ont dès le départ refusé de rencontrer les policiers. « On devait passer par leur avocat. »

« Nous devions avoir des ententes avec les autorités compétentes aux États-Unis. Nous fournissions une liste de témoins que nous souhaitions rencontrer. Le FBI et le US Attorney ont fait les démarches pour que nous puissions rencontrer ces témoins-là. »

Bris à la locomotive 5017

En contre-interrogatoire, Me Thomas Walsh, qui représente Thomas Harding, a questionné le témoin concernant des bris survenus à la locomotive 5017 avant l’accident du 6 juillet 2013. La locomotive 5017 est celle dans laquelle un incendie est survenu à Nantes dans la soirée du 5 juillet.

« Pour la locomotive 5017, le 4 juillet, un fax a été envoyé pour un défaut mécanique. Mais la locomotive ne s’est jamais rendue à l’atelier. »

Mathieu Bouchard a affirmé avoir rencontré une équipe de 13 personnes qui assuraient l’entretien à la MMA. « On a rencontré des mécaniciens pour savoir comment ils réparent les locomotives. On voulait connaître les procédures d’entretien. »

Un supérieur aurait critiqué Thomas Harding dans un courriel

Mathieu Bouchard a affirmé que près de 53 000 fichiers informatiques ont été saisis. Ils étaient par la suite triés par des enquêteurs selon leur pertinence.

Me Thomas Walsh a questionné le témoin sur un courriel saisi dans lequel un supérieur de la MMA aurait critiqué Thomas Harding de laisser les freins automatiques en marche lorsqu’il immobilisait le train à Nantes.

« Avec tout ce que vous avez appris sur les trains et sur les freins à main? Si les freins automatiques avaient été laissés en fonction, le train ne serait pas parti à la dérive ? », a lancé Me Walsh.

La Couronne s’est opposée à cette question affirmation de Me Walsh parce que l’enquêteur n’est pas un expert ferroviaire, et ne peut donc pas répondre à une telle question devant la Cour.

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