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Tragédie de Lac-Mégantic : « Thomas Harding a collaboré à 100 % », dit un enquêteur de la SQ

L'enquêteur de la Sûreté du Québec Denis Soulard a été appelé à la barre des témoins au procès des trois coaccusés en lien avec la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic. Ce dernier faisait partie de l'équipe d'enquêteurs dépêchés à Lac-Mégantic le matin du 6 juillet 2013. C'était la première fois qu'il enquêtait sur un accident de train.

Denis Soulard a raconté qu'il avait rencontré Thomas Harding à 8 h 45 ce matin-là en compagnie d'un autre enquêteur. Selon lui, le conducteur de train s’était présenté volontairement au poste de police. « On est allés voir les locomotives. [...] Thomas Harding collaborait à 100 %. Il a répondu à toutes les questions qu'on pouvait avoir à propos des trains », a-t-il dit à la Cour.

Le policier a ensuite dit avoir rencontré le directeur des opérations de la MMA au Québec, Jean Demaître, dans le stationnement de la Sûreté du Québec. Il y attendait Thomas Harding. L’enquêteur a alors saisi un document que Jean Demaître avait en main.

Un premier employé de la MMA témoigne

L'ingénieur électrique Waldimar Huamani-Alfaro était le directeur de la signalisation et des communications à la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) au moment de la tragédie. Il a raconté que dans l'après-midi du 6 juillet 2013, il s'était rendu aux bureaux de la compagnie à Farnham pour donner accès aux conversations enregistrées par le système de communication radio aux policiers. Il a expliqué comment fonctionnait ce système qui enregistre notamment les conversations entre les conducteurs du train et les contrôleurs ferroviaires.

Des centaines de conversations sur bandes audio saisies

Jean-François Matton est le sixième témoin entendu. Ce policier de la Sûreté du Québec est spécialisé en perquisitions informatiques. Le 6 juillet, il s’est rendu dans les bureaux de la MMA à Farnham pour rechercher des éléments pertinents pour l’enquête. Des courriels et des bandes audio ont notamment été saisis. Jean-François Matton a saisi toutes les conversations enregistrées par le système de communication radio entre le 5 juillet, 6h00, et le 6 juillet, 23h59. Sur les 1515 conversations obtenues par les policiers, 22 ont été retenues par la Couronne.

Le policier fouilleur Mathieu Bouchard a commencé son témoignage, qui se poursuivra jeudi. Il s’est aussi rendu dans les bureaux de la MMA à Farnham pour y saisir des documents.

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