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Train Sherbrooke-Montréal : un impact positif sur la valeur foncière

Un train de passagers qui ferait la navette entre Sherbrooke et Montréal aurait un impact significatif sur la valeur des résidences situées à proximité des gares, selon une étude dévoilée mardi.

« On sait par l'expérience d'autres gares sur la rive sud de Montréal et sur la rive nord que lorsqu'une gare est implantée et qu'il y a un service de trains, les gens sont attirés par le fait de rester tout près. Donc ça crée une demande supplémentaire pour les maisons et ça fait monter la valeur des maisons autour des gares », mentionne le promoteur du projet, François Rebello.

L'étude dévoilée mardi a été effectuée par Jean Dubé, professeur agrégé à l'École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD) et au centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l'Université Laval. Selon les informations du spécialiste, la hausse de la valeur foncière des résidences unifamiliales oscillerait entre 0,75 % et 3 % selon les municipalités. À Sherbrooke, l'augmentation se situerait à 1,25 %, ce qui permettrait de rembourser un investissement éventuel.

« Ça génère des revenus de taxes en plus pour les villes et ça permet de donner un rendement sur l'investissement que les villes feraient sur le projet de train », fait valoir M. Rebello.

L'homme d'affaires tente depuis deux ans de convaincre les élus et les entrepreneurs de la viabilité de son projet.

Le promoteur entend rencontrer les municipalités touchées, dont Sherbrooke, Magog et Bromont, au cours des prochaines semaines pour les convaincre d'investir dans le projet à hauteur de 8 millions de dollars. Lors de la dernière séance du conseil municipal de Farnham, les élus ont approuvé une résolution qui accorderait un montant de 450 000 $ sur 10 ans au projet pour l'entretien des voies et des wagons. Le projet total est estimé à 90 millions de dollars.

« Ça donne un signe positif qu'il y a un intérêt du côté des villes », soutient le promoteur.

« Si on veut aller chercher la balance, que ce soit auprès des propriétaires privés ou des gouvernements provincial et fédéral, il faut d'abord que les villes se montrent non seulement intéressées, mais engagées dans le projet », ajoute-t-il.

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