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Trains opérés « par un seul homme »: des employés avaient des craintes

La pratique d'autoriser les trains opérés par un seul mécanicien de locomotive était relativement nouvelle à la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) Railway. Le directeur adjoint au transport de la compagnie à Farnham, Michael Horan, a affirmé que certains employés n'ont pas accueilli à bras ouverts cette politique.

Depuis mardi, le directeur adjoint au transport à la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) Railway à Farnham témoigne au procès des trois anciens employés de la compagnie ferroviaire accusés de négligence criminelle concernant la tragédie de Lac-Mégantic.

« Parce que ce n’est pas aussi sécuritaire? », a demandé en contre-interrogatoire l’avocat de Thomas Harding, Me Thomas Walsh. Le témoin a répondu que pour conduire la locomotive, il n’y a pas de différence, mais pour les aiguillages, ce n’est pas aussi rapide. [...] Transport Canada a trouvé que c’était sécuritaire. »

Michael Horan a expliqué que toutes les décisions concernant les règles de sécurité étaient prises par la haute-direction de la MMA, dont celle d’autoriser les trains opérés par un seul travailleur. « Je sais qu’il y a eu plusieurs rencontres entre la compagnie et Transport Canada. La seule exigence demandée était un rétroviseur du côté du chef de train », a-t-il précisé.

Impossible de garer le train à Lac-Mégantic

Michael Horan a expliqué qu’en raison des passages à niveau et de la longueur des convois, il n’était pas possible de garer le train à la gare de triage de Lac-Mégantic. « On n’a pas l’espace voulu à Lac-Mégantic pour garer un train. Ça a tout le temps été connu. » La municipalité de Nantes était donc une option privilégiée.

Question du Jury sur les systèmes de freinage

Le jury a demandé davantage de précisions sur les différents types de freins que l'on retrouve sur un train. Michael Horan était responsable de la formation des employés. Il a donné beaucoup d'informations sur le fonctionnement des trains et sur les systèmes de freinage utilisés pour la sécurisation des convois laissés sans surveillance. Le témoin a notamment affirmé qu'il ne fallait pas se fier aux freins à air, ou encore aux freins automatiques. Seuls les freins à main (l'équivalent du frein d'urgence sur une voiture) doivent suffire pour immobiliser le train.

À la question du jury, le juge a répondu que les jurés doivent être patients et que le procès doit durer encore plusieurs mois.

Le contre-interrogatoire de Michael Horan se poursuit.

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