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Transport aérien régional : les maires en quête de solutions en Estrie

Une tournée de consultation sur le transport aérien régional s'est amorcée, jeudi soir, à la salle communautaire de Sainte-Catherine-de-Hatley, en Estrie.

Un texte de Charles Beaudoin

En tout, une trentaine de maires de l'Estrie ont cherché des solutions pour améliorer le service de tranport aérien à proximité de leurs municipalités. Celles-ci seront compilées au cours des prochaines semaines afin d'être présentées par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) au Sommet sur le transport aérien régional du gouvernement du Québec qui aura lieu en février 2018.

« Ce qui était intéressant ce soir, c'est d'écouter des maires d'un peu partout en Estrie qui nous arrivent avec des frais d'aéroport pour permettre aux petits avions d'atterrir, note le préfet de la MRC de Memphrémagog et vice-président de la FQM, Jacques Demers. »

« Au Québec, il y a un écart moyen de 55 % de coûts supplémentaires pour voyager de façon aérienne comparativement à ce que l'on voit ailleurs au Canada », déplore-t-il.

M. Demers réitère qu'il est essentiel pour les municipalités de pouvoir compter sur des services aériens forts. Les maires aimeraient maintenant connaître les coûts exacts nécessaires pour attirer un transporteur aérien à proximité.

« Si on veut être capable d'attirer certains entrepreneurs qui ont des entreprises un peu partout et les faire investir dans la région, ils doivent avoir un pied à terre et une façon d'atterrir et voyager le plus rapidement possible, explique-t-il. Au-delà du tourisme, même si c'est un élément intéressant, d'un point de vue purement économique, c'est un besoin. Il faut voir à quel coût et pourquoi on n'est pas capable de répondre à ce besoin-là. »

Des maires ont avancé que les régions pourraient notamment recevoir leur part pour les voyageurs qu'elles amèneraient aux aéroports internationaux.

« Faire un voyage des Iles-de-la-Madeleine vers Montréal est plus cher que de faire un voyage des Iles-de-la-Madeleine vers Paris, en passant par Montréal. C'est illogique », soutient Jacques Demers.

« Si on nourrit les aéroports, on pourrait peut-être avoir un retour au niveau régional et en dimunant les coûts, on aurait aussi plus de volume », résume-t-il.

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