Retour

Travailleur mort à Sainte-Cécile-de-Milton : une gestion « déficiente », dit la CNESST

Une gestion « déficiente » de l'interaction entre la circulation piétonnière et celle d'une chargeuse serait à l'origine du décès de Jean-Claude Mercier, décédé tragiquement en janvier dernier à Sainte-Cécile-de-Milton, en Montérégie.

L'homme de 51 ans originaire de Saint-Rémi-de-Napierville est mort le 25 janvier écrasé par une pile de deux bacs-citernes alors qu’il déchargeait son camion transportant des déchets à l'entreprise Matrec, située sur la route 137.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui a dévoilé les résultats de son enquête mercredi, retient comme principale cause la gestion des activités de remorquage sur le site d’enfouissement, qui permettait l’interaction entre la circulation piétonnière du camionneur et celle de la chargeuse sur roues.

Pendant qu'il s'affairait à dégager la portière de son camion qui s'était prise avec la chargeuse sur roue, le camionneur s’est déplacé vers celle-ci par la zone de déchargement, ce qui n'aurait jamais dû être autorisé, note la CNESST. Au même moment, une pile de deux bacs-citernes a basculé de la semi-remorque et l’a écrasé. Le décès du camionneur a été constaté sur place.

La CNESST a qualifié de « déficiente » la gestion des activités de remorquage sur le site d’enfouissement. Elle interdit depuis à quiconque de circuler à pied à moins de six mètres derrière une semi-remorque lorsque le plancher mobile est actionné.

Le site d'enfouissement Roland Thibault s'est également fait imposer une amende qui pourrait aller jusqu'à 66 183 $ pour une première offense. Le montant pourrait atteindre 330 918 $ en cas de récidive.

Au Québec, depuis 5 ans, 48 travailleurs sont décédés après avoir été frappés par un objet.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine