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Traverser le Canada pour les enfants inuits : début de périple pour Lorraine Loranger

Après 400 km de marche, le moral et le physique de Lorraine Loranger tiennent toujours bon. Partie de Prince-Rupert le 9 avril dernier, la Magogoise traverse le Canada à pied pour sensibiliser la population à la réalité des Inuits du Nunavik, et souhaite amasser suffisamment de fonds pour construire un refuge pour les enfants.

Près d'un mois et demi après son départ, la détermination est toujours au rendez-vous.

Si tout va rondement, c'est aussi grâce « aux petits miracles tous les jours. »

« Je prévoyais dormir dans ma voiture. Je rentre dans une galerie d'art, la dame me demande si je suis une artiste. Je lui réponds non, on s'assoit pour que je lui parle de mon projet, et elle m'offre le coucher pour deux soirs, soupers inclus ».

Ces rencontres qui lui permettent de petites pauses font du bien au physique, même si elle assure bien se porter.

« Pas d'ampoule, pas de crampe dans les jambes, rien de particulier », affirme-t-elle.

« J'ai eu une seule journée où j'ai eu mal partout dans le corps. J'avais fait 28 km, donc, c'était peut-être un peu plus que ce que mon corps peut s'ajuster dans l'immédiat. Il va falloir qu'il s'ajuste au fur et à mesure. »

Une solitude qui ne fait pas peur

Il lui arrive parfois de parcourir une dizaine de kilomètres sans rencontrer âme qui vive. Ces moments peuvent être parfois un peu pénibles, car elle aimerait bien « avoir du monde en avant de moi tout le temps ». La marche, explique-t-elle, est un prétexte pour parler de sa cause et elle aimerait pouvoir discuter tout en avançant, même si elle est consciente que « c'est impossible. »

Toutefois, l'introspection ne fait pas peur à Mme Loranger, qui affirme qu'elle vit bien avec la solitude.

Les rencontres, elle les fait aussi lors de ses conférences. Mme Loranger a déjà présenté son projet à deux reprises, et une autre conférence est prévue à Granville Island sous peu. Les choses vont véritablement démarrer, dit-elle, lorsqu'elle sera à Vancouver.

Si tout va pour le mieux, elle atteindra Halifax dans deux ans.

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