Il n'y a pas d'âge pour se faire tatouer. Jean Labine et son épouse Monique Bonin, qui ont respectivement 84 et 81 ans, en sont bien la preuve. Les octogénaires se sont fait tatouer pour la première fois dimanche pour symboliser leur solidarité envers les personnes trisomiques.

Les grands-parents tenaient à poser ce geste symbolique pour leur petit-fils Jacob, 11 ans. « Mon petit fils est trisomique, explique Jean Labine. C'est pour lui que je fais ça. »

Durant la fin de semaine, plus de 300 personnes se sont fait tatouer un peu partout au Québec trois chevrons. Les trois signes représentent les trois chromosomes 21, l’anomalie à l’origine du syndrome.

« Les trois chevrons vont vers le haut parce qu'en anglais la trisomie 21 est appelé Down Syndrome et nous on veut dire que c'est plutôt up, donc c'est comme ça que le symbole est né. », souligne Josée Perreault, la maman de Jacob et l’instigatrice du projet à Sherbrooke.

Josée Perreault a sollicité le studio Pink Tattoo à Sherbrooke. Une vingtaine de personnes se sont succédé dans le local de la rue King Ouest pour avoir le petit tatouage.

« On se savait pas dans quoi on s'embarquait, ajoute la propriétaire du salon Pink Tattoo, Stéphanie Dallaire. On pensait peut-être que ce serait un petit deux ou trois heures durant l'après-midi, mais finalement ça a duré de 9h ce matin jusqu'à 5 heures. »

La famille de Jacob veut aussi souligner la journée mondiale de la trisomie 21 qui aura lieu le 21 mars prochain.

« Les parents ont aussi besoin de beaucoup de soutien, conclut Monique Bonin, parce que c'est quand même beaucoup de don de soi face à ces enfants-là. »

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