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Trois villes candidates, dont Sherbrooke, pour l'obtention des Jeux de la Francophonie 2021

Deux villes s'opposent à Sherbrooke pour tenter d'obtenir les Jeux de la Francophonie en 2021.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Le conseiller municipal et président de l'Excellence sportive, Bruno Vachon, affirme que la Ville a reçu la confirmation, vendredi, que trois villes ont postulé auprès de l'Organisation international de la Francophonie pour accueillir l'évènement sportif.

La date butoir de dépôt des candidatures était le 31 juillet. Moncton, au Nouveau-Brunswick et La Guadeloupe, pour la France, souhaitent également devenir la ville hôte de ces Jeux.

« Ce que ça change maintenant, c'est de savoir qui est en lice, qui a déposé une candidature, explique-t-il. Ce qu'on sait maintenant, c'est qu'on est trois. On n'est pas six, on n'est pas sept, on n'est pas dix, on est trois. Et maintenant, l'Organisation doit déterminer à l'automne trois villes finalistes. »

Les trois villes ne sont toutefois pas assurées d'être finalistes, selon lui. L'Organisation doit d'abord analyser les dossiers et s'assurer que tout est conforme. « Ce qu'on attend, maintenant, c'est de savoir si Sherbrooke est une ville finaliste, pour savoir si on passe à l'étape suivante. »

L'annonce de la ville hôte sera connue en 2016.

De bonnes chances malgré une préparation un peu tardive

Sherbrooke possède déjà de nombreuses infrastructures pour accueillir un évènement de cette envergure. La Ville a par ailleurs été l'hôte des Jeux du Canada en 2013. Selon Bruno Vachon, Sherbrooke a fait ses preuves.

Bruno Vachon admet que l'organisation a commencé un peu tardivement. « Pour plein de raisons », se borne-t-il à dire. Toutefois, il affirme que le dossier est bien ficelé et que l'équipe est impressionnée par le travail accompli en peu de temps.

Sherbrooke devrait d'ailleurs investir environ 9 millions $ si elle veut recevoir les Jeux de la Francophonie en 2021. De ce montant, la moitié irait au budget de fonctionnement des compétitions, l'autre à la mise aux normes des installations.

Des propos balayés du revers de la main

En juillet, la ministre responsable de la Francophonie au Nouveau-Brunswick affirmait que la province était « clairement » derrière la candidature de Moncton/Dieppe, alors que l'appui de Québec envers Sherbrooke était plutôt timide, ce qui lui donnait une longueur d'avance. Elle soulignait également qu'Ottawa/Hull ayant déjà reçu les Jeux de la Francophonie en 2001, et que le Québec avait reçu le Sommet de la Francophonie en 2008 et le Forum mondial de la langue française, en 2012. Il était temps pour le Nouveau-Brunswick, selon elle, de recevoir un évènement de cette envergure.

Bruno Vachon rejette les propos de la ministre responsable de la Francophonie du revers de la main, et refuse de s'immiscer dans un tel débat. Pour lui, il est évident que la Ville à l'appui de la province.

« C'est le Québec qui a déposé une candidature pour Sherbrooke [...] S'il n'était pas derrière notre candidature, il n'aurait jamais déposé ce document. »

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