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Un agriculteur de Wickham enlisé dans un silo à grains sauvé par son frère

« S'il n'avait pas été là, je ne serais pas là aujourd'hui. » L'agriculteur Richard Parenteau a vu la mort de près après s'être enlisé dans un silo à grains mardi. C'est grâce à la vivacité d'esprit de son frère que Richard Parenteau est encore en vie.

La mésaventure a commencé quand Richard Parenteau s’est rendu compte que le grain ne coulait pas bien dans le silo. L’agriculteur d’expérience a alors grimpé dans le silo pour tenter de dégager la vie qui permettrait l’évacuation du grain.

« Je suis allé au centre, où le maïs descendait. J'ai comme l'impression qu'il s'est fait une poche d'air entre le bas du silo et la vis qu'on voit et le top. J'ai comme l'impression que la poche d'air devait être de deux trois pieds parce que j'ai calé jusqu'à la ceinture », raconte-t-il.

S'inquiétant de ne plus voir son frère, Raymond Parenteau est monté à son tour. C'est là qu'il a découvert dans quelle fâcheuse position son frère se trouvait.

« Je tirais encore et je tirais encore, j’avais chaud et je tirais encore! Il n’y avait rien, rien à faire », raconte le sauveur.

Du « grain mouvant »

Selon la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, il faut à peine 8 secondes pour être complètement enseveli dans un silo à grains.

« Le grain, c’est comme du sable mouvant. Chaque fois que M. Parenteau bougeait, il s’enlisait de plus en plus », illustre Richard Hébert, chef du service incendie de Wickham.

C’est finalement l’intervention des pompiers qui lui a permis de s’en sortir. Ils ont réussi à faire deux ouvertures dans le silo afin de faire sortir le grain.

« Ça s'est vidé et peut-être deux minutes après, j'avais moins de pression sur le ventre et je respirais mieux », note-t-il.

Rien pour nous séparer

L'incident a finalement eu une fin heureuse. Mais même si les deux hommes s'en sont sortis sans blessures physiques, il a toutefois laissé quelques séquelles.

« Je suis encore sur le choc. C'est dur... Lui, d'une manière, il a eu plus de séquelles que moi parce qu'il s'est énervé bien dur. Mais moi, un moment, j'étais pris dans le blé d'Inde, mais je ne me fatiguais pas. Ça aurait donné quoi? », questionne-t-il.

L’opération de sauvetage aura duré au final plusieurs heures.

Avec les informations de Marie-Claude Lyonnais

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