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Un appartement complètement saccagé à Asbestos

Un propriétaire d'Asbestos a eu une bien mauvaise surprise lorsqu'il s'est rendu au logement d'un locataire récemment parti. L'appartement était littéralement saccagé et deux chiens y avaient été abandonnés.

Un reportage de Marie-Hélène Rousseau

Après trois mois de loyers impayés, le locataire a quitté les lieux à la fin septembre, en y laissant les chiens qui ne lui appartenaient pas. Daniel Grand-Mourcel n'en croyait pas ses yeux lorsqu'il a découvert l'état des lieux. L'appartement était jonché d'excréments et d'urine.

La SPA Arthabaska a reçu un signalement, et a saisi les animaux. Ceux-ci ont depuis été rendus à leur propriétaire, après que celle-ci ait acquitté une amende de 400 $.

« On était rendu à l'étape où ils manquaient de nourriture », se désole la directrice générale de la SPA, Marie-Josée Roy. « On pense à deux chiens de grande taille qui sont laissés à eux-mêmes pendant plusieurs jours. Si la SPA n'était pas allée, on aurait pu aller dans le dramatique. »

La propriétaire des chiens soutient toutefois qu'elle n'était pas au courant que ses animaux avaient été abandonnés.

De lourds dommages

Daniel Grand-Mourcel estime le coût des dommages entre15 000 $ et 20 000 $. Il doit notamment refaire les planchers. Ces travaux sont évalués à 10 000 $, mais ce montant est assumé par les assurances. Toutefois, d'autres dépenses découlent de ce saccage.

« Perte de location pendant trois mois... Ça va prendre combien de temps les rénovations? Un mois, deux mois, trois mois? Plus tout ce que j'ai perdu? », explique-t-il.

Trois dossiers ont été déposés à la Régie du logement, concernant cette affaire. La Régie a déjà rendu une décision dans l'un d'eux, et condamné le locataire à payer plus de 1050 $ au propriétaire pour les mois de loyer non payés.

Les deux autres dossiers, soit la résiliation du bail et les montants réclamés en dommages et intérêts, n'ont pas encore été réglés. D'autres montants pourraient donc s'ajouter, mais Daniel Grand-Mourcel ne croit pas qu'il verra la couleur de son argent de sitôt.

La vigilance avant tout

Daniel Grand-Mourcel appelle à la vigilance des propriétaires. Il recommande de bien vérifier les références fournies par le locataire, et estime que le dépôt de sécurité doit devenir obligatoire. Le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives milite depuis des années en ce sens.

« Le seul montant qu'on a le droit de demander à l'avance au Québec, c'est le premier mois de loyer, donc ce n'est pas n'est pas réellement une garantie », explique Annie Lapointe, directrice adjointe du Regroupement des propriétaires d'habitations locatives. « Ça ne permet pas de mettre un terme à des situations comme on a vues à Asbestos. »

Une fois les rénovations terminées. Daniel Grand-Mourcel et sa conjointe espèrent vendre leur triplex et oublier cette mésaventure, qui leur laisse un goût amer.

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