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Un centre de crise pour aider les personnes suicidaires souhaité par JEVI

Chaque année, près de 900 personnes font une tentative de suicide à Sherbrooke. C'est pour venir en aide à ces gens que JEVI-Centre de prévention du suicide souhaite la mise sur pied d'un centre de crise.

« C'est un peu une zone tampon entre la maison et l'hôpital. On parle aujourd'hui d'un centre de crise suicidaire, mais ça pourrait être ouvert à toutes sortes de crises que les gens vivent. C'est utilisé principalement quand une personne n'est pas en sécurité pour rester seul à la maison ou quand on n'est pas capable de mettre un filet de sécurité autour d'elle, mais qu'elle n'est peut-être pas encore assez en danger pour se diriger vers l'hôpital », explique, d'entrée de jeu, la directrice générale chez JEVI, Tania Boilard.

Des intervenants seraient disponibles en tout temps pour répondre aux besoins de ces gens. « Ils seraient là pour les encadrer, mais aussi pour les faire cheminer. Ce n'est pas seulement de la surveillance, il y a du cheminement de fait pour résorber la crise et pour qu'ils puissent quitter le centre de crise en meilleure forme et de façon plus sécuritaire. »

Selon Mme Boilar, de plus en plus de gens tentent de mettre fin à leurs jours. Seulement entre 2015 et 2016, on parle de 80 personnes de plus qui ont tenté de passer à l'acte. « Un coup qu'une personne a fait une tentative de suicide et que les soins médicaux sont donnés, on pourrait la diriger vers le centre de crise. De gérer la situation en-dehors des murs de l'hôpital peut venir qu'à coûter moins cher au système de santé. »

Selon les estimations financières effectuées en 2014, ce projet de centre de crise coûterait 880 000 $. La directrice de JEVI soutient que l'Estrie est l'une des seules régions au Québec à ne pas avoir de centre de crise.

Vous avez besoin d'aide? Contactez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553).

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