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Un couple de Victoriaville à la conquête des fonds marins du Pacifique

Un couple de St-Christophe-d'Arthabaska dirigera à compter de jeudi une importante mission scientifique en plein coeur du Pacifique, près de l'île perdue de Clipperton, un atoll appartenant à la France.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Julie Ouimet et Michel Labrecque, passionnés de plongée et de photographie sous-marines, étudieront la route migratoire des requins, la santé des récifs, la présence de baleines et de prédateurs.

Michel Labrecque est notamment animé par une chose : « pouvoir plonger où peu de gens en ont eu la chance! » Il observe d'ailleurs que plus de gens sont allés sur la lune que sur l'île de Clipperton, ce qui donne un attrait supplémentaire à la mission de 14 jours qu'il entreprend.

Une mission risquée

L'opération comporte son lot de risques, car l'île de Clipperton est un endroit inhabité et difficile d'accès. « Cette île très peu connue avait fait l'objet d'un reportage de l'équipe Cousteau dans les années 70 », relate Michel Labrecque. C'est de là que leur est venue l'idée.

Le couple va notamment observer les requins, sans cage de protection. « Aucun secours rapide ne peut nous être apporté. La seule option étant [de naviguer durant] 80 heures pour revenir », dit Michel Labrecque.

Le couple est habitué d'explorer les fonds marins. « Être le plus proche possible de la nature, sans y toucher, c'est leur particularité à eux autres », confie un ami du couple, David Houle. 

Un groupe de scientifiques

La mission rassemble 18 autres personnes de 10 pays différents, dont trois scientifiques.

L'une des étapes les plus difficiles pour le couple a été d'obtenir l'autorisation spéciale du gouvernement français pour accéder à l'île. « C'est la première fois qu'elle est autorisée à l'extérieur de la France », relate Michel Labrecque qui a aussi dû noliser l'embarcation du groupe et voir au bon fonctionnement de l'expédition.

Le groupe documentera l'impact humain sur les fonds marins et publiera un article scientifique à la fin de l'étude. La conclusion du rapport pourrait mener à la création d'un corridor de protection pour les espèces en danger, explique Michel Labrecque.

L'expédition, dont le coût s'élève à 250 000 $, est entièrement financée de façon privée.

Les deux explorateurs ont également reçu la plus haute reconnaissance du Explorer Club de New York, chose rare selon Michel Labrecque. « Ils nous accordent l'honneur de porter leur drapeau sur cette expédition, ce qui est encore plus rare! », s'exclame-t-il, bien conscient de son privilège.

Le couple de Victoriaville prévoit donner une série de conférences à son retour. L'une de ces conférences est déjà confirmée à Boston.

Avec la collaboration de Maude Montembeault. 

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