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Un documentaire sur le unschooling présenté à Sherbrooke

Après avoir revu une amie de longue date qui ne scolarise ni à l'école, ni à la maison son fils de quatre ans, la réalisatrice française Clara Bellar, elle-même maman d'un petit garçon à l'époque, se questionne sur le unschooling. Sa soif de comprendre cette forme d'apprentissage la pousse à réaliser Être et devenir, un documentaire qui sera présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke à compter du 20 septembre.

Un texte d'Émilie Richard

« Le unschooling, ce n'est pas mon terme préféré, c'est le thème que les Américains utilisent, il y a une négation dans le mot. J'aime beaucoup ce que les Canadiens anglais utilisent, c'est le life learning. » 

Pour documenter son film, la réalisatrice s'est rendue en Allemagne, en France, aux États-Unis et en Angleterre. Au fil de ses voyages, elle a croisé des experts, mais surtout une douzaine de familles qui ont témoigné de leur expérience qui se révèle toute positive.

« J'en ai vraiment cherchés parce que justement, mes monteuses me disaient qu'il fallait que ça soit équilibré, que ça ne se peut pas qu'il n'y ait que des success stories, mais c'est étrange parce que je n'ai rencontré que de la joie! »

J'en ai parlé à un professeur, que l'on voit à la fin du film, et qui a rencontré des centaines de familles. Je lui ai demandé s'il pouvait me mettre en contact avec des familles pour qui ça s'est moins bien passé. Il en n'a pas rencontré non plus. Ils ont conclu que, comme il s'agit d'une méthode qui n'est pas fixe, les parents s'adaptent et ça peut même aller jusqu'à inscrire leur enfant à l'école si c'est ce qu'il désire.

Ce mode de vie est différent et marginal. Clara Bellar sentait qu'elle avait la responsabilité de partager cette découverte. « J'étais sidérée d'avoir découvert ça par hasard et que j'aurais pu passer à côté. Je me suis rendu compte à quel point j'étais formatée et c'est ça souvent que les parents nous expliquent. C'est ça qui est difficile. Ce n'est pas pour les enfants d'apprendre, ça, c'est simple, on apprend en vivant. C'est pour les parents, le fait de ne pas avoir d'attentes, de ne pas avoir d'agenda, de faire confiance, de lâcher prise et de laisser l'autre être lui-même [qui est difficile]. »

En plus d'en avoir fait un film, le unschooling a fait son chemin jusque dans la vie de Clara Bellar, maintenant maman de deux garçons qui n'ont jamais fréquenté l'école.
Sans vendre l'apprentissage autonome, le film ouvre une porte, sème une graine.

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