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Un encan déroulé en anglais sème la frustration à Sherbrooke

Un encan qui s'est déroulé presque exclusivement en anglais à Sherbrooke a fait des mécontents auprès de certains participants, mais également auprès de la Société nationale de l'Estrie.

L'incident s'est déroulé mardi, dans les locaux de l'entreprise Cabanon Innova, qui a récemment déclaré faillite. Selon un acheteur de Compton, Michel Gaudreau, les encanteurs se sont exprimés en anglais pendant plus de 75 % du temps, malgré les demandes des participants.

« Ils ont fait ce qu'ils ont pu, mais il a fallu que je demande au début qu'ils redisent ou qu'ils traduisent un peu plus ce qu'ils disaient parce que pour les néophytes qui ne sont pas habitués à un encan, ce n'est vraiment pas évident », souligne-t-il, d'autant plus que le français des encanteurs était selon lui « boiteux ».

L'avocat et vice-président de la Société nationale de l'Estrie, Me Guillaume Rousseau, rappelle pourtant que la Charte de la langue française propose de faire du français la langue normale et habituelle du commerce et des affaires, ce qui inclut les encans.

« De plus, il y a deux droits fondamentaux prévus par la Charte de la langue français qui sont touchés ici : le droit d'être servi en français pour tous les consommateurs, et le droit d'avoir des communications en français de la part des entreprises », précise-t-il.

Selon les participants à l'encan, les encanteurs utilisent l'anglais pour répondre aux besoins du plus grand nombre, compte tenu que ces encans se tiennent en simultané sur internet et que la clientèle 2.0 est souvent anglophone.

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