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Un million de dollars pour briser l'isolement des aînés

D'ici 20 ans, le nombre d'aînés au Canada aura doublé. Plusieurs vivent seuls à leur domicile. En Estrie, c'est près d'un aîné sur trois. Pour éviter leur isolement, une chercheuse de Sherbrooke a obtenu une subvention de plus d'un million de dollars pour poursuivre ses travaux. 

Mélanie Levasseur, du Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, pourra compter sur la collaboration d'une quinzaine de chercheurs dans son projet qui vise à permettre aux aînés de réaliser davantages d'activités sociales et de loisirs.

« Les recherches démontrent que la participation sociale, c'est-à-dire le fait de sortir de chez soi pour participer à des activités sociales ou de loisirs, compte parmi les principaux facteurs protecteurs du maintien du bien-être et de la santé. Il faut donc trouver des moyens de soutenir nos aînés pour qu'ils aient une vie sociale active », souligne Mélanie Levasseur.

La chercheuse a déjà mené deux projets pilotes auprès d'aînés. Dans chacun des cas, une vingtaine d'aînés ont été accompagnés lors d'activités, soit seuls ou en groupe. L'une des interventions vise à remodeler le projet de vie des aînés. Le « Lifestyle Redesign » est une intervention d'ergothérapie préventive utilisée en Californie pour soutenir le développement de saines routines de vie.

« Cela a beaucoup donné confiance aux aînés en leurs capacités. À la suite d'une perte d'autonomie, des fois, on perd notre confiance en nos capacités, notre capacité de sortir dehors et réaliser différentes activités. Lors de ces interventions-là, comme on est accompagné ou en groupe, ça nous donne la confiance nécessaire pour reprendre certaines activités », explique Mélanie Levasseur.

L'expérience a été très bénéfique pour Denise Lavigne, 73 ans. Son plus grand défi a été de s'intégrer à un groupe. La septuagénaire a réussi à reprendre certaines activités grâce à ces rencontres.

« J'ai un peu d'appréhension avec les groupes. Ça m'inquiétait, mais je me suis aperçue que j'étais capable de m'intégrer et de reconnaître aussi les bons côtés des autres personnes. On veut optimiser notre santé, s'assurer que les prochaines années vont être meilleures, pas pires du moins », témoigne-t-elle.

La recherche de Mélanie Levasseur devrait débuter au début 2017.

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