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Un mur solaire à l'École de l'Odyssée de Valcourt 

Voilà deux semaines que le gymnase de l'École secondaire de l'Odyssée est chauffé sans que soit produit de gaz à émissions de serre (GES). Le secret? Un tout nouveau mur solaire, qui est en fait une prise d'air qui préchauffe l'air qui entre dans l'école.

« Jusqu'à maintenant, j'estime qu'on a économisé environ 30 mètres cubes d'émissions de gaz à effet de serre », se félicite Nicolas Busque, l'enseignant responsable du projet.

Selon lui, les mois d'octobre, novembre, février et mars risquent d'être écologiquement payants quant à leur bilan total d'émission de GES, grâce à un bon taux d'ensoleillement.

« L'air, au lieu de rentrer à -30 degrés Celcius, va rentrer à 0 », soutient-il.

Ce nouveau mur, inauguré mardi, a coûté 30 000 $, dont 10 000 $ vient de l'organisation Le Jour de la Terre et de la banque TD. La Commission scolaire des Sommets y a contribué à hauteur de 20 000 $.

« À mi-chemin »

Ce mur solaire s'ajoute ainsi aux nombreuses initiatives déjà entreprises par l'École de l'Odyssée. Sous la gouverne de Nicolas Busque, l'école a lancé il y a dix ans le projet Carboneutre, dont l'objectif est d'émettre un jour « zéro émission ». 

Selon les calculs, l'Odyssée produit environ 120 tonnes de GES par année. « Je pense qu'on est environ à mi-chemin », note l'enseignant en sciences, qui se dit optimiste pour la suite des choses.

Parmi ses projets « Carboneutre », les élèves plantent également plusieurs arbres par année, et ont démarré un projet de compostage et de jardin communautaire avec la résidence pour personnes âgées qui se trouve dans le voisinage.

« On ne forme pas seulement des travailleurs, on forme aussi des citoyens », résume-t-il.

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