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Un ours noir aperçu dans un quartier résidentiel à Sherbrooke

Une résidente du secteur Saint-Élie à Sherbrooke a eu toute une surprise en buvant son café lundi matin lorsqu'elle a aperçu un ours noir qui rôdait sur son terrain.

« Je me prépare à quitter pour le boulot et je vois par la fenêtre une petite bosse brune. Je me suis dis : ''Ah! Il y a un gros chien sur le terrain''. Je vois la tête se lever et c’est un ours! », relate Josée Leclerc, qui habite sur la rue Griffon.

La Sherbrookoise est ébranlée à la vue de la bête qui se trouve à proximité des modules de jeux de ses petits-enfants. Ne sachant qui appeler, elle se tourne vers le 911.

« Je disais : ''J'ai une rue d’enfants. Je suis une grand-maman moi, mais, à côté, c’est juste des parents avec des jeunes enfants. Il ne pas rester là cet ours-là. »

« Tu as beau habiter en nature, tu t’attends à voir des écureuils, des chevreuils, des lièvres et des oiseaux, mais de là à voir un ours, non, on ne s’y attend pas », souligne-t-elle en précisant qu'il s'agit d'une première en 10 ans dans son quartier.

Heureusement, l'animal ne démontrait aucun signe d'agressivité, même qu'il affichait plutôt un malin plaisir, selon Josée Leclerc.

« Il a même pris le temps de s’amuser avec une mangeoire à oiseaux pendant une quinzaine de minutes. Il avait compris le concept : il la tournait, les graines tombaient, il mangeait et il recommencait », mentionne-t-elle en riant.

Une situation normale

L'ours a finalement quitté les lieux après une quarantaine de minutes. Le signalement de Josée Leclerc était le deuxième en quelques jours dans son secteur, indique un agent de la protection de la faune, qui souligne qu'il s'agit d'une situation normale.

« Nous, on considère que présentement, c'est un ours qui est en déplacement. Tout animal, lorsqu'il y a une source de nourriture facile, peut demeurer là quelques instants pour prendre tout ce qui est disponible, donc on rappelle aux gens de porter attention à ça, parce que c'est la source de nourriture qui garde l'ours dans le secteur », explique François Laprise, agent de la faune à Sherbrooke.

François Laprise mentionne que ses collègues et lui utilisent les produits immobilisants seulement en dernier recours.

« On va se déplacer pour aller voir la présence de l'ours et s'il y a des sources de nourriture, mais tant que l'ours n'est pas confiné à un endroit, on ne fait pas d'intervention immobilisante. On espère toujours qu'il va se déplacer et regagner la forêt, surtout dans des endroits comme le secteur de la rue Griffon où c'est très boisé. »

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