Un premier portrait de l'exploitation sexuelle a été dressé en Estrie grâce à une étude spécifique conduite par l'organisme CALACS-agression Estrie.

Près de 15 femmes de la région, autant des jeunes femmes que des femmes plus âgées, ont été sondées pour cerner cette problématique. Sophie Lavoie-Courceulles, qui a débuté dans la prostitution à 14 ans, est l'une d'entre elles.

« Je n'avais pas confiance en moi. Ces gars-là me motivent, m'encourage à aller danser. Finalement, à 17 ans, je me décide à y aller. Je suis allée dans un club et je me suis rendue compte que c'était une maison de débauche. J'ai fait deux, trois clients et je n'ai pas aimé ça », relate Mme Lavoie-Courceulles, aujourd'hui âgée de 30 ans.

À l'issue de rencontres avec plusieurs de ces femmes, le CALACS, constate que tous les types d'exploitation sexuelle sont observables en Estrie.

« On confirme que tous les types d'exploitation sexuelle existent : la danse nue, les services d'escorte, la prostitution de rue, etc. Il y a aussi du recrutement qui se fait auprès des adolescentes et des jeunes femmes aussi, autant par des individus "non affiliés" au crime organisé qui vont recruter des jeunes filles pour faire de la prostitution à leur compte ou les gangs de rue qui viennent recruter dans notre région. », mentionne Marie-Michelle Whithlock, intervenante au CALACS agression-Estrie.

Le CALACS va aussi offrir encore plus de formation pour certains intervenants qui étaient mal à l'aise avec le thème de l'exploitation sexuelle.

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