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Un vol de 1000 livres de gomme de sapin complique le déménagement d'un musée à Compton 

Un producteur de gomme de sapin déplore que près de 1000 livres du précieux nectar aient disparu de son atelier de Stoneham-Tewkesbury, dans la région de la Capitale-Nationale. En plus d'une perte importante de revenu, ce vol met des bâtons dans les roues au projet du producteur, qui comptait ouvrir un musée de la gomme de sapin à Compton, en Estrie.

Selon Gérald Charbonneau, la quantité de gomme de sapin qu'on lui a volée vaut 35 000 $ à l'état pur.

« Mais si on parle de produit transformé, on parle de plusieurs centaines de milliers de dollars », estime le producteur.

Gérald Charbonneau s'est porté acquéreur du Musée de la gomme de sapin de Baie-Saint-Paul, qu'il compte maintenant déménager à Compton. L'argent était destiné à l'ouverture de l'établissement, qui présentera également des expositions sur diverses richesses naturelles québécoises.

« On prévoit quand même faire l'ouverture le 3 décembre, mais ça nous coupe un peu les reins », se désole Gérald Charbonneau.

Une matière naturelle étonnante

La gomme de sapin est un produit utilisé à des fins diverses. On l'utilise notamment pour coller la vitre des microscopes, comme teinture de violon et on la retrouve dans des produits comme les crèmes à main. La résine traitée par Gérald Charbonneau est récoltée à la main par plusieurs cueilleurs.

Aux yeux de Gérald Charbonneau, la gomme de sapin est une partie intégrante du patrimoine québécois. « Les Amérindiens l'utilisaient pour réparer leurs canots », souligne-t-il. 

Mais par-dessus tout, c'est l'aspect social qui lui tient à coeur.

« La forêt est une pharmacie naturelle. On essaie d'éduquer les jeunes. La plupart de mes cueilleurs ont 70  ans. Ça les fait sortir de la maison. » 

Le Musée de la gomme de sapin, qui portera le nom de musée Jean-Jacques-Fortin, doit voir le jour à la Place de la Cité verte de Compton. 

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