Retour

Une 5e édition couronnée de succès pour le FCMS

Après une semaine riche en émotions, le rideau est tombé, dimanche, sur la cinquième édition du Festival du cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS). L'oeuvre Une famille syrienne du réalisateur Philippe Van Leeuw a décroché les grands honneurs en remportant le prix du meilleur long métrage de fiction et le prix coup de coeur du public Radio-Canada.

Si les statistiques officielles se font encore attendre, l'organisation fait déjà fièrement le constat d'une hausse de l'achalandage. Pour une première fois, la FCMS s'étirait sur sept jours et était présenté dans 11 lieux de diffusion différents. En tout, une centaine de films ont été présentés au public sherbrookois.

D'ailleurs, l'objectif de la directrice générale de l'événement, Malika Bajjaje était de diversifier son public tout en solidifiant l'utilité sociale du festival. À son avis, la cible a été atteinte.

« Outre l'achalandage, l'autre succès c'est d'avoir atteint un public diversifié, explique-t-elle. On est pas simplement allé chercher les gens vendus d'avance, les cinéphiles. Avec tous ces lieux de diffusion, dans les bars ou même dans les milieux académiques, on est allé chercher une nouvelle clientèle qui est interpellée par les enjeux de société. C'est un événement qui leur parle. »

La productrice et directrice de la programmation du FCMS, Catherine Viau, est d'ailleurs bien fière de la diversité des films diffusés lors de cette 5e édition.

« Je constate, cette année, qu'on a couvert d'autres zones géographies, du Japon à l'Iran. Les années prochaines, on va voir où la planète et l'actualité nous amènent », dit-elle.

Un public et un jury touchés par la guerre en Syrie

Alors que tous les yeux sont tournés vers la Syrie en raison des bombardements des forces armées occidentales, le film Une famille Syrienne a réalisé un doublé lors de la cérémonie de clôture du FCSM.

L'oeuvre du réalisateur belge Philippe Van Leeuw a décroché le Cercle d'or du meilleur long métrage de fiction et le Prix coup de coeur du public Radio-Canada.

Ce huis clos cinématographique piège pendant 90 minutes les spectateurs dans un petit appartement d'un quartier bombardé de Damas. Des femmes se battent pour protéger leur famille, leur culture et leur maison, au prix de grands sacrifices.

Un jeune réalisateur estrien couronné

Parmi les autres prix, le jeune réalisateur sherbrookois de 16 ans Louis-Charles Blais était ému d'obtenir le Prix du meilleur court métrage de l'Estrie avec Le dernier jour.

Un film touchant, qui aborde la question du deuil par la voix d'une adolescente dont le père meurt d'un cancer des poumons.

L'étudiant en quatrième secondaire à l'école Du Phare de Sherbrooke manie la caméra depuis à peine deux ans.

« C'est un honneur, lance-t-il. J'aime faire des films qui vont chercher un sujet touchant et tabou, car je trouve que c'est important d'en parler. »

Il n'hésite d'ailleurs pas à encourager d'autres jeunes à s'intéresser au cinéma et à oser s'improviser réalisateur.

« Quand j'ai commencé en cinéma, le gros pas que j'ai fait c'était de m'inscrire en tant que réalisateur il y a un an et demi. Je me disais "Peu importe que ce soit bon ou pas, je vais le présenter". Je pense que faire ce pas là est dur pour certains, car c'est un gros stress, mais le faire, ça vaut tellement la peine. Même si on se plante, on va toujours apprendre de nos erreurs », assure Louis-Charles Blais.

Finalement, le Cercle d’or du meilleur documentaire a été attribué à l'iranien Mehrdad Oskouei pour Des rêves sans étoiles.

L'organisation du FCMS a confirmé que l'événement sera de retour l'an prochain.

Plus d'articles