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Une année plus difficile pour l'Institut de gériatrie de Sherbrooke, admet la direction du CIUSSS de l'Estrie

Invitée à commenter la sortie de la Fédération interprofessionnelle de la santé qui dénonce la « mauvaise gestion » au sein du CSSS-IUGS, la direction du CIUSSS de l'Estrie - CHUS reconnaît qu'il y a une pénurie d'infirmières dans son réseau, particulièrement lors de la période estivale.

« C'est vrai que pour le CSSS-IUGS (Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke), c'était plus difficile cette année. C'est un plus petit bassin de personnel, c'était plus difficile à remplacer. On a dû utiliser des heures supplémentaires imposées à 15 reprises », admet la directrice adjointe aux ressources humaines, Sasha Cardinal.

« Ça arrive qu'on remplace une infirmière, mais quand on ne peut pas, on va recréer une organisation du travail différemment, selon des plans déterminés à l'avance », soutient-elle.

Elle ajoute que le CIUSSS de l'Estrie - CHUS cherche constamment à embaucher des infirmières. « On en a toujours besoin », indique-t-elle.

Plus tôt mercredi, la Fédération interprofessionnelle de la santé a lancé un cri d'alarme, dénonçant les heures supplémentaires imposées aux infirmières.

« Les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes sont épuisées, pour ne pas dire exténuées, et rien n'est fait par la direction », indiquait la présidente du syndicat au CSSS-IUGS, Sophie Thériault.

Mme Cardinal nie cependant qu'une infirmière peut se retrouver avec 72 patients à sa charge, comme l'a affirmé la Fédération mercredi. 

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