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Une autre journée de perturbations en Estrie et au Centre-du-Québec

Mécontents de la lenteur des négociations, les employés des secteurs publics de l'Estrie et du Centre-du-Québec sont en grève ce vendredi pour une deuxième journée de suite. 

Les perturbations ont commencé à 9 h à Sherbrooke. La rue King Ouest, fermée à la circulation en direction ouest entre Wellington et de la Cathédrale, a été rouverte à 13 h. Selon certains syndiqués rencontrés jeudi, le mouvement de grève risquait d'être encore plus dérangeant vendredi.

Le mouvement a aussi touché Drummondville. Des enseignants étaient présents au parc de la Paix dès 10 h 45 avant de prendre la route. Réunis en assemblée générale jeudi, ils ont de nouveau voté pour la grève dans une proportion de 95 %.

Des activités de mobilisation ont également eu lieu du côté de Magog et East Angus, tenues par des syndiqués de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). 

Négociations au ralenti

Il s'agit de la deuxième vague de grève du Front commun dans la région qui touche les employés du milieu de l'éducation, de la fonction publique et du réseau de la santé et des services sociaux.

En vertu de la Loi sur les services essentiels, cependant, 90 % des services doivent être maintenus dans les établissements de santé, ce qui force les travailleurs à organiser des grèves tournantes. Des retards sont à prévoir pour certains examens, notamment en imagerie médicale.

Les syndicats du secteur public dénoncent depuis plusieurs mois le peu de progrès aux tables de négociations, en plus du manque d'ouverture du gouvernement. 

La semaine dernière, Québec a présenté une nouvelle offre au Front commun, en proposant de reporter la deuxième année de gel salarial à la cinquième année. Le Front commun l'a rejetée du revers de la main, la qualifiant de « très insatisfaisante »

Les conventions collectives des 400 000 membres du Front commun sont arrivées à échéance en mars 2015.

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