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Une autre voix s'élève pour demander plus d'accessibilité aux soins palliatifs à Sherbrooke

La Shebrookoise Suzanne Nadeau Whissell espère que les maisons et les unités de soins palliatifs soient ouvertes aux patients, toutes maladies confondues.

Lundi, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) a exprimé sa volonté d'élargir l'accessibilité de son unité, sans toutefois confirmer d'échéancier.

« J'espère que le CHUS ne songera pas trop longtemps avant d'agir. Peu importe la maladie, les besoins de chaque mourant et leurs proches sont les mêmes. Ils ont tous besoin d'être accompagnés afin de recevoir l'aide physique, psychologique et psychosociale dont ils ont besoin », a confié par la voix de sa tablette électronique celle qui est atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et qui milite pour l'accès aux soins de fin de vie.

Les patients atteints de cette maladie ont une espérance de vie de cinq ans et moins.

De l'ouverture ailleurs

Ailleurs en Estrie, la Maison Aube-Lumière à Sherbrooke ne dessert elle aussi que les patients atteints de cancer. La direction affirme que la clientèle pourrait éventuellement s'élargir, mais ne veut pas créer de faux espoirs.

« On a des taux d'occupation très, très élevé, juste avec des personnes qui ont le cancer. Dans notre cas, on se dit : on n'arrive pas de répondre à cette demande, donc c'est difficile de modifier la mission de la Maison », soutient la directrice générale, Marie Bécotte.

Il faut dire que la médecine est mieux en mesure de déterminer à quel moment peut survenir la mort, comparativement à d'autres maladies. Si un patient devait rester durant plusieurs mois dans un établissement, des ressources déjà rares seraient monopolisées.

La Maison La Cinquième saison de Lac-Mégantic et la Maison Au Diapason de Bromont sont ouvertes à tous les cas de patients en fin de vie. Dans le cas de cette dernière, les patients qui ne sont pas atteints d'un cancer représentent 8 % de la clientèle.

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