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Une bactérie mortelle fait des ravages dans un élevage de Plessiville

La bactérie Salmonella Dublin a fait de lourd ravages chez un producteur laitier de Plessisville au cours des derniers mois. Jean-Pierre Baril assure que Québec doit agir afin d'éviter une propagation à grande échelle.

Un producteur laitier de la région milite pour une plus grande vigilance après qu'une centaine de ses bêtes soient mortes, frappées par la bactérie Salmonella Dublin. Selon lui, un plan doit être rapidement mis en place au Québec pour éviter une propagation de la bactérie.

Jean-Pierre Baril n'aurait jamais cru que les impacts de la bactérie Salmonella Dublin introduite chez lui dans les derniers mois auraient été si importants. C'est l'arrivée d'un jeune veau venant d'une autre ferme qui pourrait avoir introduit la bactérie dans son troupeau. Le veau en question est mort peu de temps après son arrivée et 8 génisses ont subi le même sort quelques jours plus tard.

Ses 150 vaches fiévreuses lui ont ensuite fait craindre un problème plus grave, ce qu'un test a confirmé en août dernier.

On a su qu'on est le premier troupeau québécois où 100% des vaches l'avaient.

Jean-Pierre Baril, producteur laitier

La situation le force depuis revoir ses façons de faire au quotidien.

Les veaux ne doivent plus boire le coloström de leur mère, il faut que ce soit du coloström en sachet et quand ils naissent, il faut les séparer de leur mère rapidement.

Jean-Pierre Baril, producteur laitier

La méthode, jumelée aux antibiotiques donnés aux veaux, semble porter fruit.

Monsieur Baril et sa famille ont décidé de lever le voile sur leur identité dans une publication bien connue du monde agricole afin d'alerter autres producteurs laitiers. Ils espèrent que des mesures seront prises pour éviter une propagation sur les 6 mille fermes laitières du Québec. Ils souhaiterait que cela devienne une maladie à déclaration obligatoire en quelque sorte.

Divers scénarios sont déjà à l'étude assure le syndicat des producteurs de lait.

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