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Une baisse de prix inexplicable pour les producteurs de bleuets

Si le beau temps du mois de septembre a permis à de nombreux producteurs de sauver la mise, ce n'est pas le cas pour tous. Le prix du bleuet était si bas que certains n'ont même pas fait la récolte de leurs champs. Du jamais vu.

« On ne peut pas vendre un bleuet en dessous de notre coût. On n’est plus capable de faire tourner la roue », dénonce Denis Picard, président du Syndicat des producteurs de petits fruits du Québec.

Le prix à la livre a diminué, mais pas celui au supermarché, poursuit-il. Habitués à recevoir de 60 à 80 cents la livre, les producteurs ont dû se contenter cet été d’un maigre 20 cents la livre.

Rien ne permet pourtant d’expliquer cette baisse, selon Denis Picard.

« Oui, l’an passé, il y a eu une surabondance, mais cette année, c’était normal. ll y a même eu une baisse due à la sécheresse. C’est ce qui est difficile à comprendre : pourquoi est-ce que les prix sont aussi bas? Quand on regarde dans les supermarchés ou dans les marchés internationaux, on ne sent pas de baisse », déplore-t-il.

Une nouvelle mise en marché?

Pour lui, une réflexion s’impose. « C’est toujours la même chose dans la vie, les épreuves nous amènent toujours un petit peu plus loin. J’ai l’impression qu’on aura à repenser nos façons de faire », soutient-il.

Par exemple? « Ce qu’il faut repenser, c’est : est-ce qu’on se regroupe? Est-ce qu’on fait une mise en marché? Est-ce qu’on va à l’international? Toutes les pistes sont ouvertes. Mais on ne peut pas se ramasser dans l’inconnu en ne sachant pas pourquoi on a un prix si bas quand on sait que le prix du bleuet n’a pas descendu pour les consommateurs. »

Il s'agit d'un coup de barre absolument nécessaire, selon lui. « Si on ne se prend pas en main, si on se laisse prendre en main par des joueurs qui nous donnent ce prix-là, c’est sûr que c’est la fin. »

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