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Une concertation pour accueillir les réfugiés syriens à Sherbrooke

Ottawa est sur la bonne voie de réaliser sa promesse électorale d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année, et quelques centaines d'entre eux pourraient se retrouver à Sherbrooke. La Ville est-elle prête à accueillir cet afflux de réfugiés? Tout est mis en branle, à tout le moins, car il s'agit d'un casse-tête logistique important, et la Ville tient à faciliter leur arrivée.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Selon les estimations du Service d'aide aux Néo-Canadiens, Sherbrooke pourrait recevoir entre 400 et 500 réfugiés au cours des prochaines semaines.

La Ville veut contribuer à leur intégration. Elle a organisé une rencontre avec l'organisme et l'attachée politique de la députée Marie-Claude Bibeau pour discuter de la capacité d'accueil de Sherbrooke.

La conseillère municipale de Rock Forest-Saint-Elie-Deauville, Annie Godbout, est l'instigatrice du projet. La Ville de Québec s'est dotée d'un plan d'intégration, et Annie Godbout souhaite s'en inspirer pour développer une stratégie similaire. Elle considère que la Ville de Sherbrooke doit se préparer à cette arrivée massive de réfugiés.

« Avec le nombre important qu'on reçoit, c'est important pour moi qu'on soit bien concerté », mentionne-t-elle.

La Ville souhaite mobiliser les parties prenantes à cette intégration, et s'assurer que toutes les actions soient efficaces. Elle veut également développer une stratégie pour que l'intégration se fasse à long terme.

« On parle d'accueil maintenant, mais c'est important d'avoir une perspective d'intégration à moyen et long terme [...] faut avoir de la vision pour autre chose que l'accueil. L'accueil est une chose, l'intégration est une autre chose. Tant qu'à les intégrer, on veut les retenir », explique-t-elle.

Le Service d'aide aux Néo-Canadiens est prêt

Malgré la lourdeur de la tâche, la directrice générale du Service d'aide aux Néo-Canadiens, Mercedes Orellana estime que son organisme a les capacités de venir en aide à tous ces réfugiés, s'ils n'arrivent pas tous en même temps.

« Je suis certaine que le gouvernement ne nous les enverra pas d'un seul coup. C'est le cycle qui va se répéter à plusieurs reprises. S'il nous donne des délais entre chacun, pour être en mesure de les absorber et de faire les démarches correctement, je pense qu'on peut y arriver », explique-t-elle.

L'organisme aura toutefois besoin d'un coup de main supplémentaire. Une équipe possédant une expertise est déjà en place, mais le centre d'accueil souhaite embaucher des gens pour répondre notamment aux questions des nouveaux arrivants.

« Il faut faire appel à des ressources supplémentaires, que ce soit des bénévoles, que ce soit de nouveaux employés qui vont venir renflouer les rangs temporairement, au niveau de la banque d'interprètes par exemple », explique Mme. Orellana.

Un premier pas vers une plus grande concertation

Cette rencontre était un premier pas pour organiser l'arrivée des réfugiés. D'autres organismes communautaires, les commissions scolaires et des organismes religieux doivent également être approchés. Cette collaboration est essentielle pour réussir à accueillir tous ces gens.

« Ce qui est important, c'est d'avoir la capacité d'accueil dans le domaine de la santé, dans le domaine de l'éducation, pour avoir des chiffres cohérents. Parce que si une des organisations n'est pas capable de suivre, c'est un coup d'épée dans l'eau », affirme-t-elle.

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