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Une déclaration du maire d'Acton Vale fait réagir l'Ordre des vétérinaires et le Collège des médecins 

Recourir à un vétérinaire afin d'obtenir une prescription pour un humain est une pratique illégale. L'Ordre des vétérinaires et le Collège des médecins du Québec ont réagi vivement à la déclaration du maire d'Acton Vale qui commentait, lundi, le manque criant de médecins dans sa région.  

Selon Éric Charbonneau, des citoyens se tournent parfois vers un vétérinaire pour obtenir une prescription. La méthode n'est pas courante, mais elle frappe l'imaginaire.

L'Ordre des vétérinaires du Québec soutient qu'un membre qui prend un tel risque s'expose à de lourdes sanctions. Le vétérinaire qui enfreint le code de déontologie peut être accusé de pratique illégale de la médecine, un geste qui peut entraîner des amendes salées et une possible radiation.

Même si personne n'a été pris en faute, l'Ordre a déjà fait de la sensibilisation auprès de ses membres en 2011. 

Le Collège des médecins est convaincu que la situation est anecdotique. Des règles très strictes encadrent les professionnels qui ont des champs de compétences bien définis. 

L'Ordre des pharmaciens affirme qu'aucun cas de prescription signée par un vétérinaire ne leur a été rapporté et que les garde-fous sont efficaces.  

Toutes ces mises au point ne règlent pas pour autant la question de fond qui préoccupe les citoyens d'Acton Vale. La pénurie de médecins demeure le véritable enjeu. 

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