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Une dizaine de plaintes pour fraude dans les recherches à l'Université de Sherbrooke

Au cours des dernières années, l'Université de Sherbrooke s'est penchée sur une dizaine de cas de recherches dans lesquelles il y aurait eu fraude.

« Dans les dix dernières années, nous avons eu une dizaine de cas où il y a eu des plaintes. Dans cinq ou six cas, on a fait enquête. On regarde tout d'abord s'il y a un motif sérieux derrière la plainte. Souvent, on va réaliser que tout n'est pas une question de fraude. Ça peut être une question de propriété intellectuelle qui n'est pas reconnue. Dans plusieurs cas, ce sont des groupes de recherche qui publient un article et quelqu'un parmi le groupe croit avoir une contribution significative qui n'a pas été reconnue. On ne parle pas de falsification de résultats dans ces cas-là », nuance le vice-recteur à la recherche et aux études supérieures à l’Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Perreault.

Si la plainte est fondée, une commission est mise en place pour étudier la plainte plus en profondeur.

« Dans notre cas, je pense, nous avons été très transparents à travers le processus. On considère que c'est important l'intégrité en recherche. C'est un investissement de la population : on a donc des comptes à rendre. C'est pour ça que nous avons dévoilé les informations que nous avions », dit-il.

Il n'y a pas de mécanisme actuellement à l'Université de Sherbrooke pour s'assurer de la véracité des articles qui sont publiés. « Il n'y a aucune université sur terre qui pourrait avoir ça. De l'autre côté, chez nous, on prend ça très au sérieux et c'est pour ça que nous avons une politique que nous revoyons régulièrement », assure M. Perreault.

Formations sur l'éthique

Des formations sur l'éthique professionnelle sont régulièrement offertes à l'Université de Sherbrooke. « C'est sérieux. Il faut former les gens. [...] À ce moment-là, les étudiants sont sensibilisés, savent que ça ne se fait pas et qu'ils doivent dénoncer s'ils voient quelqu'un faire », croit le vice-recteur à la recherche.

M. Perreault assure que les gens fautifs ont été sanctionnés. « Sans aller dans les détails parce que ce sont des choses qui sont confidentielles, je peux dire que oui, il y a eu des sanctions sur les fonds de recherche. »

Ce dernier soutient que la pression que subissent les chercheurs peut expliquer pourquoi certains falsifient leurs recherches. « Ce sont des gens performants à l'origine dans un système de compétition et oui, il y a une certaine pression. C'est clair que dans les dernières années, les subventions et les fonds de recherche étaient plus rares, ça peut amener les gens à faire de telles inconduites. Ce n'est pas plus excusable pour autant. »

Jean-Pierre Perreault n'est pas fermé à ce qu'un organisme indépendant soit chargé d'analyser les cas de fraude présumés. « Par contre, nos devoirs à l'Université sont extrêmement bien faits à ce niveau. Je ne suis pas sûr qu'on apporterait quelque chose avec une commission indépendante. »

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