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Une entreprise du Centre-du-Québec conteste un appel d'offres d'Hydro-Québec

Un fabricant de pylônes de Drummondville s'insurge contre la décision d'Hydro-Québec de lancer un appel d'offres à l'internationale pour la fourniture de 5000 tonnes d'acier de pylônes.

Un texte de Geneviève Proulx

Le 22 juillet dernier, par voie de communiqué, Hydro-Québec a annoncé avoir préqualifié sept nouveaux fournisseurs étrangers pour concurrencer les travailleurs québécois. L'entreprise Fabrimet, qui a investi 12 millions de dollars en trois ans pour mieux répondre aux besoins de la société d'État, considère que cette compétition « est dangereuse pour les entreprises et les travailleurs d'ici qui possèdent une expertise reconnue partout en Amérique du Nord ».

« Le communiqué d'Hydro-Québec parle principalement du fait qu'il n'y a pas de capacité au Québec pour remplir les besoins d'Hydro-Québec en 2016-2017, ce qui est totalement faux. Depuis 2008, Fabrimet [...] et les deux autres fabricants de pylônes (Promotec et Locwel) investissent pour pouvoir pallier la demande 2016-2017 et la demande d'Hydro-Québec qui nous demandait si nous allions être prêts. Le gouvernement Couillard, en février, avait annoncé qu'il n'était pas question qu'Hydro-Québec aille à l'internationale si la capacité des fabricants de pylônes québécois n'était pas atteinte, ce qui n'est pas le cas », soutient le vice-président de l'entreprise Fabrimet, Georges Guérette.

En 2016-2017, Hydro-Québec aura besoin, au total, de 45 000 tonnes d'acier de pylônes pour ses grands projets.

Au-delà des capacités de s'approvisionner dans la province, Hydro-Québec invoque des économies substantielles pour justifier son choix. « Nous souhaitons faire affaire avec le marché québécois, mais pas à n'importe quel prix. Il y a un écart de 40 %, ce qui a des conséquences. On achète 3 milliards de dollars en approvisionnement chaque année au Québec. Imaginez si on devait payer 40 % de plus pour ces trois milliards-là, il y aurait des impacts sur les tarifs pour l'ensemble de notre clientèle », soutient le porte-parole d'Hydro-Québec, Serge Abergel.

Les soumissions doivent être acheminées au plus tard le 20 août prochain à Hydro-Québec. Après, la société d'État se donne 120 jours pour octroyer le contrat.

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