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Une famille de la Polynésie française renonce à son rêve d'immigrer à Sherbrooke

La famille Hue, originaire de la Polynésie française, mais établie à Sherbrooke depuis deux ans, doit renoncer à son rêve d'immigrer ici. Daniel Hue et Esmeralda Paquet parlent français et ont réussi à se trouver un emploi, mais faute d'avoir pu obtenir le statut de résident permanent à temps, ils retourneront à Tahiti en septembre.

Le couple et leurs deux enfants sont arrivés à Sherbrooke il y a deux ans, avec un visa temporaire. La famille polynésienne a multiplié les démarches sur Internet et déplore ne jamais avoir réussi a rencontrer un fonctionnaire de l'immigration.

En dépit des pressions faites par le député de Sherbrooke, Pierre-Luc Dussault, il semblerait que les portes de l'immigration soient fermées pour cette famille, qui déplore maintenant la lourdeur des démarches. Daniel Hue n'en dort pas depuis quelques jours tellement il a trouvé difficile, onéreux et stressant de tenter d'obtenir la citoyenneté canadienne. De son côté, sa femme, Esmeralda Paquet dit « qu'entre les politiques, les décideurs et la population, on est dans deux univers différents. »

Bien établis à Sherbrooke

La nouvelle est difficile à accepter pour les voisines de la famille Hue, qui s'étaient liées d'amitié avec les deux garçons.

« Moi je trouve ça dur », raconte Laura-Maude Dumas, qui a tout fait pour les encourager à devenir des citoyens canadiens et demeurer à Sherbrooke. Elle ajoute : « Quand on a la chance d'avoir une famille comme eux qui font des efforts, qui veulent s'intégrer, qui ont des amis, je crois que c'est le gouvernement qui ne voit pas la chance qu'il a d'avoir des familles comme eux. »

Les voisines prétendent que le Québec et le Canada ne facilitent pas la venue d'immigrants de tous les pays. « On se dit être un pays ouvert. On accueille les gens, on leur donne leur chance, mais ce n'est pas vrai. »

La goutte qui a fait déborder le vase

La semaine dernière, l'institution prête à embaucher Esmeralda a exigé un permis de travail post-diplôme, qui aurait impliqué d'autres démarches. « Je déploie de l'énergie pour passer une visite médicale à un minimum de 150 $ à Montréal parce que ce n'est que là qu'il y a une clinique agrée paramédicale par le CIC. J'ai senti que je n'avais plus l'énergie pour faire ça » raconte Esmeralda.

C'est ainsi que le rêve canadien de cette famille a pris fin. La famille Hue promet toutefois de revenir en vacances au Québec. Quant à l'aîné, son plus grand désir est de venir faire ses études postsecondaires à Sherbrooke dans quatre ans.

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