Il faudra reculer les montres et les horloges d'une heure dans la nuit de samedi à dimanche. Comme chaque premier dimanche de novembre, c'est le retour à l'heure normale.

Le changement d'heure à l'automne est plus facile que celui qui a lieu au printemps, selon la Dre Julie Carrier, professeure et chercheuse à l'Université de Montréal. « On gagne une heure de sommeil et, étant donné que la population en général est privée de façon chronique de sommeil, c'est donc une bonne nouvelle pour récupérer cette privation chronique de sommeil. »

Elle ajoute qu'il faut voir le retour à l'heure normale comme un décalage horaire d'une heure. « Le corps est capable assez facilement de s'adapter à ce type de changement d'heure », dit-elle.

La difficulté, prévient-elle, c'est que ce changement d'heure arrive en même temps que le changement de photopériode. La perte d'heures d'ensoleillement peut avoir des répercussions sur la santé, comme le manque d'énergie et la fatigue, et affecter de nombreuses personnes jeunes et moins jeunes.

Ainsi, pour contrer la dépression saisonnière, la Dre Julie Carrier conseille de faire de l'activité physique à l'extérieur. « Aller jouer dehors, suggère-t-elle sans hésitation, c'est un bon remède. » Elle propose aussi l'utilisation des lampes de photothérapie.

Sans se prononcer sur la question d'abolir le changement d'heure, Mme Carrier répond que « sur le plan de la santé publique, il y a de grands problèmes à régler au niveau de la santé du cycle d'éveil-sommeil et de la régulation du rythme biologique, qui va au-delà du changement d'heure », conclut-elle.

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