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Une nageuse de Kingsey Falls plonge dans le défi de la Traversée du lac St-Jean

Imaginez devoir franchir 32 kilomètres à la nage contre 25 athlètes aguerris. C'est le défi que s'est donné Marie-Laurence Lortie, une jeune centriquoise qui participera dans quelques jours à la 63e Traversée internationale du lac St-Jean.

Un reportage de Jean-François Dumas

Un entraînement dans l'eau fraîche et mouvementée de la Saint-François, voilà à quoi ressemble ces temps-ci le quotidien de la jeune nageuse.

« La natation en eaux libres, ça fait peut-être cinq ans que j'ai vraiment la piqûre et là, bien je m'implique et je tente d'en faire le plus possible », soutient-elle.

Le défi de la Traversée du lac Saint-Jean, elle y rêve depuis déjà trois ans. Une véritable fierté pour sa mère, qui a réalisé le défi dans les années 1980. À cette époque, l'épreuve ne se limitait pas à une simple traversée.

« C’était à l'époque de l'aller-retour, donc 64 kilomètres. On partait de Roberval pour terminer à Roberval. Je suis vraiment fière que ma fille Marie-Laurence suive mes traces », se réjouit sa mère, Nathalie Patenaude.

Entraînement intensif

Pour réaliser l'exploit, il n'y a pas que les longues heures passées en rivière.

Les efforts consentis par la jeune universitaire à l'Aquacomplexe de Drummondville, sous la supervision de son entraîneur, constituent une autre phase cruciale de sa préparation.

« C’est un huit entraînements par semaine plus deux entraînements en salle de musculation. […] Je n’ai pas beaucoup de temps au niveau social, mais je passe quand même du bon temps avec mes amis à la piscine et à l'école », note Marie-Laurence Lortie.

« Elle est courageuse et définitivement déterminée. C'est quand même un 32 kilomètres qu'on affronte, souligne Jocelyn McCann, l’entraîneur en chef adjoint des Requins de Drummondville. Marie-Laurence est habituée en eaux libres. Elle a fait des 10-15 kilomètres, mais là, c'est autre chose. »

Un défi de taille

L'aspect psychologique n'est pas non plus à négliger.

« Il va y avoir le bateau à côté, mais finalement, elle sera seule et il faut qu'elle soit capable de gérer ça pendant le 7 à 8 heures que ça va durer! » poursuit l’entraîneur.

Le défi est de taille, reconnaît l'athlète. Elle promet néanmoins de tout mettre en oeuvre pour en sortir la tête haute.

« Je vais sûrement être tannée et vouloir sortir de l'eau, mais ça va être de le faire pour après être fière de ce que j'aurai accompli », confie-t-elle.

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