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Une nouvelle ressource pour les femmes itinérantes voit le jour à Sherbrooke

La maison Marie-Jeanne du Partage Saint-François de Sherbrooke ouvre officiellement ses portes ce jeudi. Cette ressource vise à répondre à la hausse des demandes pour de l'hébergement pour les femmes à son refuge du centre-ville.

Comme l'hébergement offert au refuge du Partage Saint-François est de court terme, soit de 7 à 30 jours, il était difficile pour les femmes hébergées de s'inscrire dans un processus de réinsertion. Aussi, la région ne comptait pas de ressource de ce type.

Au cours de la dernière année, 159 séjours ont été effectués par des femmes au refuge du Partage Saint-François. « On ne parle pas d'un phénomène marginal, mais bien d'une problématique sérieuse pour laquelle il était important de développer une solution pérenne », soutient le directeur de l'organisme, Sébastien Laberge.

Au total, huit femmes pourront être accueillies à la Maison Marie-Jeanne pour une durée de 12 mois maximum. En plus du gîte et du couvert, les bénéficiaires auront accès à une équipe d'intervention professionnelle afin de les guider dans leurs démarches personnelles.

Bien que l'ouverture offielle ait lieu ce jeudi, cinq femmes demeurent à la Maison Marie-Jeanne depuis trois semaines. « C'est un milieu très chaleureux. L'ambiance est très bonne et les commentaires sont très positifs. Ça fonctionne très bien. On sent qu'on répond vraiment à un besoin », croit M. Laberge.

La ressource est située tout juste à côté de la Maison Wilfrid-Grégoire, sur la rue Laurier.

La direction de l'organisme travaille sur le projet depuis plus de deux ans. Des subventions du fédéral et du CIUSSS de l'Estrie-CHUS ont permis de concrétiser le projet.

La Maison Marie-Jeanne porte le nom de Marie-Jeanne Grégoire, la cofondatrice du Partage Saint-François.

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