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Une pétition pour que les victimes d'acte criminel choisissent leur avocat

Le long passage à travers le système judiciaire est terminé pour Roxane Trépanier-De La Bruère, mais son combat, lui, est loin de l'être. La jeune femme de 29 ans vient de lancer une pétition afin que ceux qui ont été victimes de violence conjugale, comme elle, puissent choisir leur avocat.

Dans le système actuel, les victimes de violence criminelle sont représentées à la cour par un procureur de la Couronne. C'est à cela qu'elle veut mettre un terme.

« Je pense qu'il ne m'a pas représenté à ma juste valeur, qu'il ne s'est pas battu au même titre que l'avocat de Michaël [Asselin, son ex-conjoint] », clame-t-elle.

Selon elle, son ex-conjoint aurait pu être puni plus sévèrement si son avocat y avait mis plus d'effort. Elle aurait souhaité par exemple que son procureur de la Couronne ressorte des rapports de sa psychiatre, ce qu'il n'a pas fait.

Elle a pourtant essayé de changer les choses en demandant à ce qu'un autre procureur la défende. Même si sa requête a été acceptée, rien n'a changé. Roxanne a alors décidé de laisser tomber et de « vivre sa vie ». C'est maintenant qu'elle décide d'agir. La pétition qu'elle a lancée a déjà recueilli l'appui des députés libéraux de Richmond et Sherbrooke, Luc Fortin et Karine Vallières.

Un meilleur accès à la justice, selon le CALACS 

Selon la directrice du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Passerelle de Drummondville, Jocelyne Desjardins, les victimes d'actes criminels pourraient bénéficier d'une telle mesure.

« La justice voulant être la plus impartiale possible, elle établit certaines règles qui ne sont pas toujours à la portée du commun des mortels », plaide-t-elle. Devant cette « grosse machine », plusieurs se retrouvent démunies.

« On croit, et je parle au nom du CALACS, que ce que M. Trépanier-De La Bruère est en train de demander un facilitant pour les victimes de violence, principalement pour les adultes », souligne-t-elle.

À l'heure actuelle, seulement 10 % des victimes font une plainte à la justice. 

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