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Une saison de grippe tardive et moins virulente en Estrie

La saison de la grippe est bel et bien commencée en Estrie. C'est la troisième semaine que les professionnels de la santé observent des cas d'influenza dans la région, mais il y a une bonne nouvelle : elle sera moins virulente que l'an dernier.

La grippe est survenue tardivement par rapport à la saison dernière, alors que le nombre de cas avait culminé au début janvier. Or, il ne s'agit pas nécessairement d'une situation exceptionnelle, selon Mélissa Généreux, directrice de santé publique de l'Estrie.

« Il y a des années que cela arrive plus tardivement [...] mais c'est clair qu'on a affaire à une situation qui est carrément différence de l'an passé », souligne-t-elle.

Elle mentionne que les températures clémentes de cet hiver ne sont toutefois pas la cause directe de cette apparition tardive. Toutefois, il est possible que la propagation soit moins importante par le fait que les gens se retrouvent plus souvent à l'extérieur pour profiter du beau temps, et moins dans un espace cloîtré.

Dre Généreux rapporte également que les cas de grippe devraient être moins graves cette année. La souche observée en 2016 est celle du H1N1, une souche beaucoup moins virulente que la souche H3N2 qui circulait en 2015.

Un vaccin toujours utile

La santé publique avait été confrontée à une situation exceptionnelle en 2015 : le taux d'efficacité du vaccin contre la grippe, qui avait été administré au Canada, avait été de 0 % en date du 30 janvier.

Normalement, le vaccin contre la grippe saisonnière a un taux d'efficacité qui se situe autour de 50 % à 70 %. Or, seul le virus H3N2 avait circulé au Québec et ailleurs au pays, alors que le vaccin protégeait uniquement contre les souches B et H1N1 de l'influenza.

Dre Généreux affirme que la situation ne devrait pas se reproduire cette année.

« Jusqu'à présent, ce qu'on constate, c'est que la souche qui circule au pays et la souche contenue dans le vaccin, il n'y a rien qui nous porte à croire que ce sont deux souches différentes », dit-elle.

Puisque le pic de grippe n'est toujours pas atteint, Dre Généreux souligne qu'il est d'ailleurs toujours temps de se faire vacciner.

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