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Une salle d'opération supplémentaire en Estrie, mais pas au CHUS à Fleurimont

Les autorités de la santé en Estrie sont confiantes d'atteindre la cible fixée par Québec d'offrir une chirurgie en moins de six mois aux patients dans le besoin.

Un investissement de 1,2 million de dollars a été annoncé cette semaine pour augmenter de 1240 le nombre de chirurgies en Estrie, l'équivalent des activités d'une salle d'opération, mais ce sera ailleurs qu'à Fleurimont.

Une erreur d'interprétation entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-CHUS et le ministère de la Santé et des services sociaux a laissé entendre qu'une dixième salle de chirurgies serait ouverte à Fleurimont. Il n'en est rien, de dire le directeur général adjoint, Stéphane Tremblay, qui considère que le bloc opératoire est déjà congestionné.

Il y a plus qu'un scénario à l'étude.

Stéphane Tremblay, directeur général adjoint CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Les centres hospitaliers de Magog et de Lac-Mégantic pourraient faire partie de la solution pour ouvrir une salle supplémentaire car leur bloc opératoire est sous-utilisé. L'étude des scénarios sera complétée d'ici la fin de l'année et devra tenir compte des ressources humaines et matérielles disponibles ainsi que du type de chirurgie.

Dans cette réorganisation, les chirurgies moins lourdes pourraient être dirigées vers d'autres centres hospitaliers pour permettre au bloc opératoire de Fleurimont de se concentrer sur les chirurgies plus spécialisées.

« C'est des bascules qu'on fait. On augmente l'accessibilité, on est capable d'augmenter notre volume et en même temps, on améliore les délais », d'expliquer Dr Stéphane Tremblay.

Par exemple, depuis ce vendredi, des patients en attente d'une chirurgie en urologie non oncologique sont reçus à Magog. « L'objectif étant de permettre à ceux qui sont sur la liste d'attente en urologie, mais qui ont un cancer, d'être opérés plus vite à Fleurimont. »

Appel à la collaboration des patients

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS demande la collaboration des patients pour accepter de s'éloigner pour obtenir plus rapidement une chirurgie ou un examen. Un premier appel a été fait l'été dernier et depuis, plus de 550 sherbrookois se sont déplacés vers Magog, Lac Mégantic, Cowansville et Granby pour passer un examen en imagerie par résonnance magnétique (IRM) ou en tomodensitométrie (TDM).

Le réaménagement des plages horaire pour ces examens devrait permettre de respecter le délai de trois mois d'ici mars 2017.

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