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Une Sherbrookoise dont le chien a été tué par un autre questionne la règlementation

Le 21 juillet dernier, le chihuahua de Lise Bourassa a été attaqué par le chien de son voisin. Il n'est pas mort sur le coup, mais il n'a pas survécu à son opération. Cette Sherbrookoise se demande maintenant pourquoi le chien qui a attaqué le sien n'a pas été euthanasié.

Elle a raconté son histoire aux élus de Sherbrooke lors du conseil municipal, lundi, afin d'obtenir des réponses, car le règlement de la Ville stipule que la SPA de l'Estrie peut capturer et faire euthanasier un chien jugé dangereux.

Or, seulement un chien qui a mordu un autre chien et lui a causé une mort immédiate entre dans cette catégorie. Si la mort n'est pas instantanée, le chien doit être évalué, comme dans le cas présenté lors du conseil municipal.

« L'attaque fut si brutale qu'une partie de son intestin était sortie de son corps. », a-t-elle donné en exemple. 

La SPA ne commente pas ce cas précis, mais elle donne des précisions sur la procédure entreprise dans ce genre de situation. « Ça ne veut pas dire qu'il ne sera pas euthanasié, ça va dépendre des résultats de l'évaluation. Et selon les résultats, il peut y avoir différentes normes de garde comme la micropuce, la vaccination, la stérilisation, jusqu'à des normes un peu plus sévères : port de la muselière, terrain clôturé, thérapie comportementale », énumère la porte-parole de la SPA de l'Estrie, Cathy Bergeron.

Un projet loi dès l'automne

Cet automne, un projet de loi sur les chiens dangereux doit être déposé à Québec. Le document pourrait modifier la procédure de Sherbrooke  et de la SPA de l'Estrie.

Pour le moment, le conseiller Serge Paquin considère que le conseil municipal n'est pas un « tribunal » pour juger de ce genre de cas. « Il y a un organisme mandaté avec des experts pour faire ça. Est-ce que notre règlement est adéquat ou devrait être amélioré? C'est sûr qu'on attend toujours un rapport provincial », a-t-il soulevé.

L'adoption du nouveau projet de loi servira de cadre législatif pour la Ville de Sherbrooke. « À partir de ce moment-là, on va ajuster notre règlement en fonction des nouvelles dispositions légales sur le contrôle des chiens dangereux », insiste le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.

Malgré tout, les élus ont témoigné de leur sympathie à la citoyenne. Lise Bourasa pourra consulter sous peu le rapport d'évaluation de la SPA produit à la suite de sa plainte.

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