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Une vente de liquidation fait grand bruit à Magog 

La vente de liquidation de Trévi dérange des commerçants de Magog. L'entreprise s'est installée temporairement dans les locaux de l'ancien Zellers de la rue Sherbrooke. Certains dénoncent la situation et juge cette façon de faire comme étant une concurrence déloyale.

Un texte de Geneviève Proulx

La Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford dénonce ce type de commerce itinérant. « Il faut comprendre que l'on a des commerçants qui paient des taxes à longueur d'année, ils ont des employés, ils fournissent des emplois, etc. De voir des commerçants comme ça, des commerces itinérants, qui viennent pour quelques mois seulement écouler leur stock, on considère que c'est de la concurrence déloyale pour les autres commerçants de la ville », indique son coprésident, Alain Thivierge.

Le piscinier s'est fait voir et entendre à grand coup de publicité depuis le début de l'été avec des prix et des offres qui semblent défier toute concurrence. « C'est certain que des ventes comme ça, des fins de semaine de liquidation et des ventes payables dans deux ans, nous ne sommes pas capables de faire ça. C'est sûr que oui ça nous affecte », déplore le propriétaire d'Écospa Magog, Patrick Bergeron.

La Ville de Magog a reçu des plaintes de commerçants et de citoyens à ce sujet. Elle admet que la situation n'est pas idéale. « Nous, ce qu'on préfère, c'est avoir un développement économique qui est durable, qui crée de l'emploi chez nous, qui crée de la richesse chez nous, plutôt que d'avoir des situations comme ça. Pour le moment, on ne peut pas intervenir parce que la réglementation le permet. Aussi, on peut très bien comprendre le centre commercial qui a besoin de louer ses espaces », explique la mairesse de Magog, Vicky May Hamm.

Là pour rester

Trévi assure qu'ils sont dans la région pour évaluer le marché et potentiellement ouvrir une succursale à Magog. « Chaque été, on choisit un secteur où nous n'avons pas de magasin afin d'y faire un test de marché. Il y a deux ans, c'était Gatineau. Ça nous permet de voir le potentiel d'une future boutique ou d'un grand magasin », indique le directeur marketing de Trévi, Alain Gravel.

« On n'appelle pas ça de la vente itinérante, car notre but premier est de s'implanter dans la région. C'est correct de voir s'il y a un potentiel, voir si le magasin peut être rentable et avoir de bons rendements. Ça nous permet aussi de voir si c'est une clientèle qui achète plus des piscines hors terre ou creusée », ajoute-t-il.

Cet automne, l'entreprise analysera les données afin de déterminer si elle s'implantera pour de bon à Magog.

Une réglementation SVP

Trévi est un exemple parmi tant d'autres et le milieu des affaires souhaite une réglementation pour limiter la présence de ce type de vente itinérante. « On voudrait que la Ville de Magog légifère pour empêcher ce genre de commerce afin de protéger nos membres, les commerçants de Magog », espère M. Thivierge.

« Tout ça ça va être revu dans le cadre de la refonte réglementaire qui est actuellement en cours », a tenu à rassurer la mairesse.

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